Les blessures font malheureusement souvent partie des défis à surmonter lors d’une préparation à un événement sportif. Que ce soit les athlètes expérimentés, les amateurs ou les débutants, le risque de développer des douleurs à l’entrainement est grand.

Le triathlon permet de combiner 3 disciplines, ce qui a l‘avantage de répartir les contraintes sur différentes articulations et groupes musculaires au cours d’une semaine d’entrainement. Par contre, le triathlon comporte tout de même un certain risque de blessure puisque, sur une période d’un an, plus de 70% des triathlètes expérimenteront une blessure limitant leur entrainement pour une période minimale d’une semaine.

En épluchant la littérature scientifique, on note que plus de 80% des blessures chez les triathlètes sont des pathologies de surcharge qui affectent le membre inférieur (tendinopathie, fracture de stress, syndrome de stress médial tibial), reliés à la pratique de la course à pied.

La charge mécanique sur les tissus du corps (muscles, tendons, ligaments, articulations) est considérable lors de la course à pied, ce qui augmente significativement les risques de blessure, comparativement au vélo et à la natation, ou aucun impact n’est présent.

Le concept de gestion du stress mécanique est un outil très important dans la prévention et le traitement de blessure.

© La Clinique Du Coureur 2020

Le corps a une capacité d’adaptation impressionnante, à condition d’avoir suffisamment de temps pour s’adapter. Il est donc primordial d’avoir une progression lente et contrôlée, suffisante pour créer des adaptations, mais sans dépasser sa limite d’adaptation pour éviter les blessures de surcharge. Ainsi, le corps deviendra de plus en plus tolérant aux stress appliqués, les structures se solidifieront, ce qui vous permettra d’augmenter le volume d’entrainement, sans vous blesser !

À retenir :

  • Modifier un facteur d’entrainement à la fois (volume, intensité, surface de course, souliers). Chaque changement demande un temps d’adaptation.
  • Écoutez votre corps : chaque individu a une capacité d’adaptation différente, et qui est influencée par plusieurs facteurs externes (fatigue, stress, alimentation, travail, etc.). Parlez en à votre entraîneur et ajustez vos entrainements si vous ressentez des tensions/douleurs pendant ou après votre séance
  • Soyez patient dans votre progression ! Privilégiez des séances plus fréquentes, mais moins longues. Par exemple, 2 jogging de 5km dans une même journée est moins fatiguant pour votre corps qu’une sortie de 10 km.
  • N’hésitez pas à consulter rapidement un professionnel au besoin. Il vous guidera dans les stratégies d’auto-gestion de la douleur, les exercices à privilégier et un retour progressif et sécuritaire à l’entrainement.

Dre Sarah-Jane Caumartin, chiropraticienne

Références :

F.Delvaux et al, Injury prevention and triathlon. Journal de Traumatologie du Sport, Volume 36, Issue 3, September 2019, pp 147-152

Spiker, Andrea M. MD; Dixit, Sameer MD; Cosgarea, Andrew J. MD. Triathlon, Running Injuries. Sports  Medicine and Arthroscopy Review: December 2012 – Volume 20 – Issue 4 – pp 206-213

Quantification du stress mécanique, La clinique du coureur, consulté le 5-07-2022 https://lacliniqueducoureur.com/quantification-du-stress-mecanique

Nous sommes fiers de dévoiler les athlètes qui représenteront le Québec lors des prochains Jeux du Canada qui se dérouleront à Niagara Falls en Ontario. La délégation prendra la route le 5 août prochain et les athlètes disputeront trois épreuves, soient un format sprint, un format super-sprint et le relais par équipe mixte.

Hommes : Mathis Beaulieu et Nicolas Harvey (Rouge et Or), Michaël Simard (Memphrémagog)

Femmes : Sarah Hamel (Indépendante), Béatrice Normand et Clara Normand (Club triathlon Côte St-Luc)

Entraîneure : Kyla Rollinson

Gérant : Francis Sarrasin Larochelle

Substituts : Raphaëlle Rivard (Triomax Jr), Samatha Wood et Alexandre Leblanc (Club triathlon Côte St-Luc)

Nous félicitons tous les athlètes, entraîneurs et intervenants qui ont pris part aux différentes activités de préparation ainsi qu’au processus de sélection. Nous tenons également à souligner les qualifications de William Nolet et Marika Couture qui ont dû malheureusement déclarer forfait pour les Jeux en raison de blessures. Nous leur souhaitons un prompt rétablissement.

La semaine dernière, lors du Triathlon de Gatineau, qui servait aussi de Championnats canadiens pour les athlètes des divisions, les Québécoises et Québécois ont dominé la compétition en récoltant toutes les médailles d’or et en remportant 9 des 18 médailles distribuées à la fin des épreuves. 

Chez les femmes, c’est Noémie Beaulieu qui est repartie avec le titre de championne canadienne, avec un temps de 1:01:30. En décrochant la première place dans la course des juniors et des élites, Beaulieu a assurément démontré une force de caractère incroyable. À son côté, Kamille Larocque est devenue vice-championne canadienne en complétant sa course en 1:01:50. 

Chez les hommes, Mathis Beaulieu est monté sur la première marche du podium à deux reprises, soit dans la catégorie des juniors et des élites, et devient le champion canadien pour la saison 2022 avec un temps remarquable de 55:21. Son compatriote, Pavlos Antoniades a terminé la compétition en 55:33 et décroche la médaille d’argent. Antoniades a aussi remporté la médaille d’or dans la course  U23. Spécifiquement chez les juniors, Alexandre LebLanc est monté sur la deuxième marche du podium, tout juste derrière Beaulieu, avec un temps de 56:38. 

Triathlon Québec est extrêmement fière des performances de tous les athlètes de la province qui ont participé à l’événement. Avec des athlètes comme vous, le triathlon est en excellente posture au Québec ! 

Félicitations à toutes et tous ! 

Pour en savoir plus sur les résulats, suivez ce lien : https://www.athlinks.com/event/356916/results/Event/1022521/Results

Triathlon Québec est fière de vous présenter les athlètes du mois, deux personnalités qui se sont illustrées entre autres par leurs performances sportives et leur partage envers la communauté du Triathlon. Pour le mois de juin, nous vous présentons Noémie Beaulieu et Zed Roy. De retour d’une longue période de convalescence suite à une sévère entorse à la cheville survenue à la fin mars, Noémie a remporté les épreuves de la Série Grand Prix de Joliette et Drummondville chez les juniors et a terminé deuxième au classement général. Puis, elle signe une quatrième place aux Championnats du monde juniors à Montréal, le meilleur résultat féminin québécois de l’histoire et ce, quelques jours après avoir contracté la COVID-19.

De son côté, Zed a démontré sa grande polyvalence en montant pour la première fois de sa carrière sur un podium de la Série Grand Prix avant d’enchaîner avec une troisième place chez les amateurs lors du 70.3 Mont-Tremblant, qui était sa première épreuve de longue distance. Zed se démarque aussi par son retour à la communauté, lui qui a notamment fait une conférence sur son parcours dans une école primaire de sa région.

Nous nous sommes entretenus avec eux au sujet de leurs récentes performances et de leurs prochains objectifs. Découvrez ici l’entrevue de Noémie et Zed.

 

Q1. Qu’est-ce qui te rend le plus fier dans tes accomplissements récents ?

R1 —Noémie 

Ce qui me rend le plus fière de mes accomplissements récents, c’est que mes résultats montrent que les athlètes québécois et canadiens peuvent performer sur la scène internationale en s’entraînant dans nos clubs et en gravissant les échelons des camps et des compétitions offerts par Triathlon Québec. Nous sommes vraiment bien encadrés et j’espère que mes performances, mais aussi celles des autres athlètes québécois vont motiver la relève à se dire qu’avec des efforts et de la constance, on peut tous y arriver.

R1 —Zed

Je suis assez fier de mes récentes performances, mais surtout d’avoir fait ses accomplissements tout en ayant du plaisir tant à l’entraînement qu’en compétition. Ma découverte du 70.3 a été une belle nouveauté, c’est assurément une distance que je vais revisiter.

 

Q2. La personne qui t’a le plus aidé jusqu’à présent dans ta carrière d’athlète ? Pourquoi ?

R2 —Noémie 

Mes parents sont les personnes qui m’ont le plus aidé dans ma carrière d’athlète, car ils ont toujours été là pour me soutenir depuis mes tout débuts. Je sais que je pourrai toujours compter sur eux tant dans les bons que les moins bons moments !

R2 — Zed

Francis Sarrasin Larochelle est assurément la personne m’ayant le plus aidé dans ma carrière ! Sans son support et son implication avec l’équipe du Québec, je n’aurais clairement pas pu me rendre où je suis rendu en tant qu’athlète ! Le tout a débuté en 2015 lorsqu’il m’a invité au camp de « Projet Winnipeg ».

 

Q3. Classe la natation, le cyclisme et la course à pied en ordre de préférence.

R3 —Noémie

Ça dépend du temps de l’année, mais en ce moment : vélo > course > natation

R3 —Zed

Course > Vélo > Natation

 

Q4. À part ton sport, quelle est ta plus grande passion ?

R4 —Noémie

À part le triathlon, ma plus grande passion est la Formule 1. J’aime vraiment regarder les courses et me tenir au courant des nouvelles technologies !

R4 —Zed

J’adore les Vélos ! Il faut bien que ça ait un petit lien avec notre sport.

 

Q5. Quels sont tes objectifs de la saison en cours ?

R5 —Noémie

Mon plus grand objectif de la saison était les Championnats du monde juniors qui ont eu lieu en juin. Maintenant que c’est passé, mon objectif est d’acquérir de l’expérience à internationale un peu partout. Ma saison n’est pas encore coulée dans le béton : on verra où le triathlon m’amènera ! 

R5 — Zed

Le plus gros objectif de la saison est le championnat canadien à Gatineau ce 9 juillet ! 

Sinon je vise un top 5 au classement général de la Série Grand-Prix.

 

Q6. Quel est ton objectif ultime ?

R6 —Noémie

Tant que j’ai du plaisir à m’entraîner, je vais continuer à faire du triathlon, mais je ne mets pas vraiment d’objectifs précis. Je verrai où l’avenir me mènera !

R6 —Zed

Continuer d’avoir du plaisir à m’entraîner et à compétitionner en Triathlon le plus longtemps possible !