Leur visage vous est familier, vous les croisez pour certains chaque fin de semaine aux quatre coins du Québec et parfois même, cela depuis des années. Toujours là pour s’assurer de votre sécurité, souvent présents pour vous rappeler les consignes lors des réunions d’avant-course et parfois, à votre plus grand désespoir, aussi pour faire appliquer les règlements et mettre (très peu) des pénalités, les officiel(le)s de Triathlon Québec jouent un rôle majeur dans le déroulement des évènements. À travers cette série de portraits, nous souhaitons vous faire découvrir les femmes et les hommes derrière le sifflet. Qui sait, cela pourrait même vous donner envie de rejoindre l’équipe !

Après Yan Therrien, nous avons le plaisir de mettre en lumière Caroline Gélinas, officielle de niveau NTO, directrice de course pour le triathlon des Défis du Parc et membre du conseil d’administration de Triathlon Québec.

Triathlon Québec : Bonjour Caroline, pour commencer, peux-tu te présenter ?

Caroline Gélinas : Je travaille dans le monde des régimes de retraite et avantages sociaux depuis plus de 20 ans. J’ai passé quatorze ans en consultation et je travaille maintenant dans une grande entreprise privée montréalaise. Je suis une fille qui a toujours aimé bouger. J’ai touché au fil des ans à plusieurs sports dont le basket (et oui malgré mon grand 5’2), le ski de fond, le ski alpin, le squash, le tennis, le vélo de route et montagne, le bateau-dragon et le triathlon. Un peu « workaholic », je me suis oubliée pendant plusieurs années. Membre de deux équipes de bateau dragon de 2007 à 2011, je faisais du bénévolat pour le triathlon Esprit de Montréal. Je marquais les beaux mollets des athlètes et il n’était pas question qu’on m’enlève cette tâche. Le rêve de faire un triathlon a commencé à germer en 2010. Il n’était pourtant pas question que je le fasse seule. Après des recherches infructueuses pour trouver des coéquipières pour le faire en 2011 et 2012, j’ai remis à plus tard. Toutefois, vers la fin juillet 2012, une collègue cherchait un vélo de route pour faire Esprit. Je lui ai généreusement offert le mien en lui faisant part que c’était un de mes rêves de faire un “tri”. Aussitôt dit, aussitôt le prêt fut refusé et j’ai dû cliquer sur « s’inscrire » dans l’heure suivante. Je ne remercierai jamais assez cette collègue. À moins de six-sept semaines du triathlon, je devais essayer de nager 750m en eau libre et avec un wetsuit ! Misère !!!  Neuf ans plus tard je suis toujours bien présente dans le monde du triathlon et la natation est maintenant un sport que je qualifie presque de « zen » tellement j’adore ça.

Triathlon Québec : Le déclic si l’on peut dire ! Depuis combien d’années es-tu officielle pour Triathlon Québec ?

Caroline Gélinas : En septembre 2013, une amie de mon club de triathlon, qui était aussi officielle, savait que j’étais intéressée à être officielle et m’a demandé à quelques jours d’avis si j’étais disponible pour être officielle au triathlon Esprit. Décidément, j’aime faire mes premières à Esprit. J’ai sauté sur l’occasion. J’ai donc eu ma formation « live » avec Yan Therrien et Éric Noel. En 2014, j’ai eu la chance d’être officielle sur mes premières courses de niveaux internationales avec la coupe du monde de paratriathlon de Magog et une course PATCO. Un an plus tard, j’ai eu ma formation d’officielle nationale (NTO) à Magog qui accueillait encore une fois une course CAMTRI (équivalent PATCO). C’est aussi en 2015 que j’ai eu la chance d’avoir le rôle de déléguée technique pour la première fois au triathlon Esprit. Et oui, encore Esprit.  Trois ans plus tard, j’avais ma formation d’officielle continentale (CTO) à Edmonton lors de la WTS. C’était ma première fois à l’extérieur du Québec et j’ai adoré. Je suis donc retournée à Edmonton en 2019 et je devais y retourner pour la Grande Finale en 2020, mais vous connaissez la suite ! J’ai aussi été officielle lors des événements Ironman et Ironman 70.3 à Tremblant à plusieurs reprises.

Triathlon Québec : Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t’a poussé à devenir officielle en triathlon ?

Caroline Gélinas : J’ai toujours aimé m’impliquer et quand j’aime quelque chose, je ne le fais pas à moitié, alors pourquoi pas être officielle. J’ai aimé être bénévole mais le manque de responsabilité me manquait alors qu’en étant officielle, je pouvais jumeler les deux. Finalement, de pouvoir redonner à la communauté est aussi quelque chose d’important, que ce soit pour expliquer comment s’installer en zone de transition à des athlètes qui débutent ou tout simplement donner de mon temps.

Triathlon Québec : Après toutes ces années, qu’est-ce qui te motive à être officielle chaque week-end ?

Caroline Gélinas : Je dirais que c’est surtout les gens ! Autant athlètes que collègues officiels. De revoir des visages à chaque fin de semaine, de créer des liens avec eux. En 7 ans, j’ai vu des enfants débuter dans les U5 et bientôt, certains seront probablement Élites ! C’est enrichissant. J’aime aussi supporter et aider les organisations à améliorer leur événement. C’est un gros travail d’équipe être officiel. Ah, et j’ai failli oublier, la tradition d’aller manger de la crème glacée entre officiels !

Triathlon Québec : Quelles sont selon toi les qualités qui font un(e) bon(ne) officiel(le) de Triathlon Québec ?

Caroline Gélinas : Difficile de ne pas être en accord avec ce que Yan Therrien a déjà énuméré. En plus des qualités d’impartialité, d’intégrité et d’honnêteté, j’ajouterais le sens de la débrouillardise, avoir un bon jugement et être ouvert à la critique.

Triathlon Québec : Toi qui a parcouru la belle province et ses beaux triathlons, quel est ton évènement préféré  ?

Caroline Gélinas : Vous aurez deviné qu’Esprit aura toujours un petit côté spécial pour moi. J’ai eu la chance d’assister à plusieurs au Québec en tant qu’athlète, bénévole et officiel. Je les adore tous !

Triathlon Québec : Et à l’international ?

Caroline Gélinas : Je ne connais qu’Edmonton à l’extérieur du Québec alors difficile de ne pas le nommer ! J’espère pouvoir me rendre aux Bermudes en 2021 pour la WTS, laquelle devait avoir lieu en avril 2020. Je vous reviens avec une réponse à l’automne prochain, je l’espère !

Triathlon Québec : Peux-tu nous donner une ou plusieurs raisons de devenir officiel(le) en triathlon ?

Caroline Gélinas : Aussi simple que de redonner à notre communauté. C’est tellement un beau milieu.  Après une grosse journée, de se taper dans les mains avec le sentiment du devoir accompli et de voir les sourires et la fierté dans les yeux des athlètes et des membres du comité organisateur.  Ça n’a pas de prix ! J’ajouterais aussi le partage de connaissances et les discussions avec nos autres collègues officiels. Les rencontres de mentors hors pair de partout au Canada et ailleurs. C’est très enrichissant. Je finirai avec la chance de rester impliquée dans le milieu malgré les éternelles blessures. Ressentir la « vibe » de l’événement, ce n’est pas juste quand tu es athlète. L’officiel aussi peut avoir des moments d’émotions en voyant des belles histoires d’athlètes sur les lignes d’arrivées.

Triathlon Québec : Avec tous ces évènements à ton actif, tu dois bien avoir une petite anecdote à nous partager ?

Caroline Gélinas : Petite anecdote d’Ironman Tremblant, je suis probablement la seule officielle à avoir eu un accident de moto sur la 117 et terminer en béquille pendant 6 semaines. Sinon, difficile d’oublier les souliers qui flottent à Gatineau dans la zone de transition. Quel déluge cette journée-là !

Triathlon Québec : Merci Caroline pour cet entretien et rendez-vous cet été sur nos beaux évènements partenaires !

Leur visage vous est familier, vous les croisez pour certains chaque fin de semaine aux quatre coins du Québec et parfois même, cela depuis des années. Toujours là pour s’assurer de votre sécurité, souvent présents pour vous rappeler les consignes lors des réunions d’avant-course et parfois, à votre plus grand désespoir, aussi pour faire appliquer les règlements et mettre (très peu) des pénalités, les officiel(le)s de Triathlon Québec jouent un rôle majeur dans le déroulement des évènements. À travers cette série de portraits, nous souhaitons vous faire découvrir les femmes et les hommes derrière le sifflet. Qui sait, cela pourrait même vous donner envie de rejoindre l’équipe !

Pour ouvrir le bal de cette série, notre choix c’est naturellement porté vers Yan Therrien, officiel le plus “haut gradé” du Québec, à l’expérience remarquée et remarquable.

Triathlon Québec : Bonjour Yan, pour commencer, peux-tu te présenter ?

Yan Therrien : Je suis un jeune/vieux athlète de 49 ans… Je suis policier à la Gendarmerie Royale du Canada depuis vingt-huit ans. J’ai un garçon de 11 ans. Avec ma conjointe cela nous fait trois garçons. Depuis mon tout jeune âge j’ai toujours été un sportif. Natation, vélo, course à pied, hockey, baseball, ski alpin et ski de fond pour en nommer quelques-uns.  Toute la famille pratique tous ces sports.  En 1995, à l’âge de 23 ans, j’ai mis les trois sports ensemble pour commencer le triathlon.  Étant en Colombie-Britannique avec la GRC, c’est là que j’ai commencé à faire des triathlons, dans l’océan pacifique. Après 5 ans en Colombie-Britannique,  j’ai été transféré à Ottawa où j’ai été pendant 10 ans.  J’ai fait tous les triathlons de la série Somersault en Ontario. Ensuite, j’ai été transféré à Montréal en 2007.  Je faisais partie du club de triathlon de St-Lambert et j’ai fait un bon nombre des triathlons au Québec dans ces années 2007 à 2010.  J’ai participé à toutes les distances de sprint à Ironman. J’aime tellement le sport que je continue à être bénévole sur un conseil d’administration.  J’ai été pendant dix ans directeur au sein du conseil d’administration de TQ et actuellement je suis dans ma quatrième année sur le conseil d’administration de Triathlon Canada.

Triathlon Québec : Une vie bien remplie ! Depuis combien d’années es-tu officiel pour Triathlon Québec ?

Yan Therrien : En 2007, j’ai commencé à être officiel de niveau provincial (PTO).  Je venais vérifier le sillonnage lors de triathlon à l’aide de mon vélo.  Comme ça, je contribuais au sport et je m’entrainais en même temps, une pierre deux coups.  Après un avant-midi à vérifier le « drafting », j’arrivais aux alentours de 100 kilomètres de vélo.  Ensuite, j’ai fait ma formation nationale (NTO) et par la suite internationale (ITO) de World Triathlon (ndlr : anciennement ITU).  Je suis le seul officiel international au Québec et nous sommes cinq sur l’ensemble du Canada.  J’ai eu la chance d’être officiel à presque tous les triathlons du Québec, à plusieurs triathlons Championnats nationaux canadiens et à plusieurs triathlons internationaux à travers le monde. J’ai été officiel à deux Jeux Panaméricains (Toronto et Lima) et deux Jeux du Commonwealth (Glasgow et Gold Coast). J’ai été officiel à cinq finales des Championnats du monde. Du côté de la bannière Ironman, j’ai été l’officiel en chef pour les Ironman et 70.3 de Tremblant depuis le début (2012).

Triathlon Québec : Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t’a poussé à devenir officiel en triathlon ?

Yan Therrien : Tout d’abord, je voulais m’impliquer dans un sport que j’adore et être bénévole. Sans les bénévoles, aucun évènement sportif ne pourrait avoir lieu. Il y a toujours un besoin de ce côté. Il faut avouer que j’aime aussi prendre des responsabilités et aider à planifier des événements. Être officiel, c’est une occasion unique de s’impliquer dans les courses, d’être au cœur de l’action et surtout d’améliorer l’expérience client.

Triathlon Québec : Après toutes ces années, qu’est-ce qui te motive à être officiel chaque week-end ?

Yan Therrien : Je dirais que c’est surtout la fraternité qui existe dans le monde du triathlon. À ma connaissance, les officiels dans les sports ne sont pas nécessairement tes amis. En triathlon je sens une « vibe » très enrichissante.  On se sent ami avec tout le monde. Les gens te jasent. Ils viennent te voir pour des conseils.

Triathlon Québec : Quelles sont selon toi les qualités qui font un bon officiel de Triathlon Québec ?

Yan Therrien : Comme de raison, il y en a plusieurs.  Honnêteté, intégrité, impartialité, sens du devoir, jovialité, courage de ses convictions, empathie etc.. La liste est longue mais la vie d’officiel est un apprentissage permanent !

Triathlon Québec : Toi qui a parcouru la belle province et ses beaux triahtlons, quel est ton évènement préféré  ?

Yan Therrien : Il y a beaucoup de beaux événements au Québec, c’est quasiment impossible de n’en retenir qu’un seul.  J’ai eu la chance de participer à presque tous, soit comme athlète, soit comme officiel.  C’est certain que la WTS Montréal (Triathlon Mondial Groupe Copley), l’Ironman de Mont-Tremblant, le Trimemphré de Magog ou le Pentathlon des neiges à Québec sont vraiment des évènements particuliers pour moi.

Triathlon Québec : Et à l’international ?

Yan Therrien : À l’international, c’est certain que les finales des Championnats du monde WTS de World Triathlon sont de très beaux événements. D’ailleurs, j’ai hâte à Montréal en 2022 !

Triathlon Québec : Peux-tu nous donner une ou plusieurs raisons de devenir officiel en triathlon ?

Yan Therrien : C’est une expérience très enrichissante avec un fort sentiment d’accomplissement. C’est également une belle façon de redonner à ce sport que nous aimons. Aussi, comme je le disais précédemment, il y a une vraie fraternité. Je peux dire que le monde du triathlon est ma deuxième famille ! J’ai maintenant des amis officiels partout dans le monde. C’est beaucoup d’heures données comme bénévole mais on en ressort grandit !

Triathlon Québec : Avec tous ces évènements à ton actif, tu dois bien avoir une petite anecdote à nous partager ?

Yan Therrien : Effectivement, à travers les années, plusieurs péripéties ont eu lieux.  Je pourrais en raconter plusieurs. D’ailleurs, venez faire la formation pour devenir officiel, j’en raconte plein ! À une des coupes Panaméricaine et Championnats canadien à Kelowna, je m’occupais du parcours de natation et donc j’étais sur un bateau pour surveiller les nageurs et les bouées.  Avant le départ, je vérifie le tout et je donne le “ok” pour un départ cinq minutes plus tard. Le départ est donné, je suis en bateau et alors que je me retourne pour regarder la première bouée, je me rends compte qu’elle s’en va à la dérive avec le courant…. Comme de raison, les nageurs s’en viennent.  La seule solution, aller très vite chercher la bouée avec le bateau. Je la tenais à bout de bras en avant du bateau, j’ai demandé au conducteur de me ramener à peu près ou elle devait être. J’ai tenu la bouée juste à temps et les nageurs nous contournaient. Ouf, une catastrophe évitée !

Triathlon Québec : Merci Yan pour cet entretien et rendez-vous cet été sur nos beaux évènements partenaires !

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Le processus en ce qui concerne les qualifications pour les championnats du monde par groupe d’âge a été modifié par Triathlon Canada pour l’année 2019.

Désormais, chaque athlète désirant se qualifier pour les mondiaux doit remplir un avis d’intention en ligne, sur le site de Triathlon Canada et au coût de 20$, avant l’épreuve de qualification.

Ce montant sera déduit des frais d’inscription si l’athlète se qualifie. L’application sera ouverte 3 semaines avant chaque course et fermera la veille de l’événement.

Il sera possible de compléter l’avis d’intention 3 semaines avant la date de l’événement et fermera la vieille de la course.

Les athlètes qui ne se qualifieront pas seront automatiquement mis sur la liste d’attente. S’ils ne sont pas sélectionnés par la suite pour participer aux mondiaux, ils perdront leur dépôt de 20$.

Pour plus d’informations, visitez ce lien sur le site de Triathlon Canada

Triathlon Québec est fière de mettre en ligne ses règles de compétition 2019. Vous avez des questions? Nous avons les réponses! Quelle est la distance à garder entre deux vélos pour éviter le sillonnage sur une distance sprint? Sur une moyenne distance? Quand ai-je le droit de porter une combinaison isothermique? Est-ce que je peux courir avec mes écouteurs? Torse nu? Pieds nus? Toutes les réponses sont dans les règles de compétition 2019, et nous sommes la seule référence fiable en la matière.

Téléchargez les règles de compétition 2019 directement en PDF.

Ces règles sont applicables pour les épreuves dites « Adultes groupe d’âge » sur tout événement partenaire de la fédération. Les nouveautés sont indiquées en vert dans le document. Les retraits sont indiqués en rouge.

Les règles sont mises à jour annuellement par le comité technique de la fédération, qui est paritaire et composé de six officiel(le)s, d’un entraineur et du directeur technique de Triathlon Québec, qui est également officiel. Ces règles dictent la conduite et le comportement des athlètes lors des évènements. Elles sont une adaptation des règles de l’ITU (Union Internationale de Triathlon) en fonction de la réalité terrain spécifique aux athlètes.

Des sessions Facebook live auront lieu avant le début de la saison pour répondre à vos questions en direct par rapport aux règles de compétition. Restez à l’affût des dates de diffusion!

Bonne lecture

Devenez officiel(le) à Triathlon Québec

Pour ceux et celles désirant s’impliquer autrement dans le développement du triathlon, la possibilité de devenir officiel(le) s’offre à vous. Deux formations à venir : 6 avril au Collège Rosemont à Montréal et 20 avril au Cégep de Ste-Foy à Québec. Détails et inscriptions à cette page.

Au plaisir de vous accueillir dans l’équipe.