Leur visage vous est familier, vous les croisez pour certains chaque fin de semaine aux quatre coins du Québec et parfois même, cela depuis des années. Toujours là pour s’assurer de votre sécurité, souvent présents pour vous rappeler les consignes lors des réunions d’avant-course et parfois, à votre plus grand désespoir, aussi pour faire appliquer les règlements et mettre (très peu) des pénalités, les officiel(le)s de Triathlon Québec jouent un rôle majeur dans le déroulement des évènements. À travers cette série de portraits, nous souhaitons vous faire découvrir les femmes et les hommes derrière le sifflet. Qui sait, cela pourrait même vous donner envie de rejoindre l’équipe !

Officiel pour Triathlon Québec depuis 2010 et de niveau NTO depuis 2017, impliqué dans le monde sportif québécois depuis de nombreuses années et expert des parcours vélo, nous avons le plaisir de vous présenter Éric Prégent.

Triathlon Québec : Bonjour Éric, pour commencer, peux-tu te présenter ?

Éric Prégent : Eric Prégent, j’ai 44 ans et je suis directeur adjoint de la maintenance technique d’un hôtel de luxe. Je pratique plusieurs sports depuis plusieurs années. Je suis amateur de course à pied, vélo, ski de fond, raquette et randonnée pédestre. Une autre des mes passions est la photographie. Sinon, j’ai été impliqué dans plusieurs organisations au cours des dernières années :
– Responsable des bénévoles sur le parcours du demi marathon Scotia de Montréal.
– Directeur de course de Défi TRIOLACS et membre du CA du club de triathlon Tri-O-Lacs pendant 8 ans.
– President du Circuit Endurance.
– Membre du comité organisateur du Triathlon Valleyfield.
– Directeur du parcours vélo au triathlon Esprit Montréal.
– Entraineur de course à pied et vélo.

Triathlon Québec : On peut donc facilement dire que tu es quelqu’un de très impliqué dans le sport québécois ! Depuis combien d’années es-tu officiel pour Triathlon Québec et qu’est-ce qui t’a poussé à le devenir ?

Éric Prégent : Je suis officiel depuis 2010, je fais parti des anciens officiels au Québec. J’ai suivi ma formation d’officiel NTO en 2017. J’ai eu la chance de participer à 4 jeux du Québec, aux Jeux du Canada en 2013 à Magog, aux Championnats du monde à Edmonton et plusieurs premiers événements tels que le  triathlon Xterra au Mont Tremblant, au Ironman Tremblant ou encore au volet international du Pentathlons des neiges à Québec. J’ai eu la plaisir de parcourir le Québec en tant qu’officiel au triathlon de Gatineau au triathlon de Gaspé !

Triathlon Québec : Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t’a poussé à devenir officiel en triathlon ?

Éric Prégent : Honnêtement, c’est un pur hasard ! Je suis devenu officiel par manque d’officiels au triathlon Soulanges de Côteau-du-Lacs et j’ai suivi ma formation par la suite.

Triathlon Québec : Le hasard fait bien les choses donc ! Après toutes ces années, qu’est-ce qui te motive à être officiel chaque week-end ?

Éric Prégent : Je suis moins actif ces dernières années à cause de mon emploi mais, lorsque je l’étais plus, ma motivation était principalement les gens. Il y a une satisfaction personnelle d’aider les organisateurs de course à créer des événements équitables et sécuritaires pour les participants. Nous sommes les yeux des organisateurs avec les bénévoles.

Triathlon Québec : Quelles sont selon toi les qualités qui font un bon officiel de Triathlon Québec ?

Éric Prégent : Une des qualités qu’un officiel doit posséder est la confiance en soi car nous avons plusieurs décisions rapides à prendre durant un évènement et chaque événement est différent. Il faut donc ajouter à cela une bonne capacité d’adaptation.

Triathlon Québec : Toi qui a parcouru la belle province et ses beaux triathlons, quel est ton évènement préféré  ?

Éric Prégent : Je ne peux pas nommer un évènement en particulier car tous les évènements sont spéciaux, organisés par des gens passionnés et chaleureux.

Triathlon Québec : Peux-tu nous donner une ou plusieurs raisons de devenir officiel en triathlon ?

Éric Prégent : Devenir officiel en triathlon c’est faire partie d’une équipe formidable et faire la différence pour les participants.

Triathlon Québec : Avec tous ces évènements à ton actif, tu dois bien avoir une petite anecdote à nous partager ?

Éric Prégent : En 11 années en tant qu’officiel, les anecdotes sont nombreuses. Par exemple, j’ai eu à gérer plusieurs véhicules qui s’étaient malencontreusement retrouvés sur les parcours de vélo: camion de pompier, un dix roues qui livrait de la terre, un autobus de touristes, une limousine de nouveaux mariés, un triporteur et même des dindes sauvages !

Triathlon Québec : Je vois ce que tu voulais dire par capacité d’adaptation ! Merci Éric pour cet entretien et rendez-vous cet été sur nos beaux évènements partenaires !

Leur visage vous est familier, vous les croisez pour certains chaque fin de semaine aux quatre coins du Québec et parfois même, cela depuis des années. Toujours là pour s’assurer de votre sécurité, souvent présents pour vous rappeler les consignes lors des réunions d’avant-course et parfois, à votre plus grand désespoir, aussi pour faire appliquer les règlements et mettre (très peu) des pénalités, les officiel(le)s de Triathlon Québec jouent un rôle majeur dans le déroulement des évènements. À travers cette série de portraits, nous souhaitons vous faire découvrir les femmes et les hommes derrière le sifflet. Qui sait, cela pourrait même vous donner envie de rejoindre l’équipe !

En ce début d’été, il nous fait plaisir de mettre en lumière Marylène Prince, triathlète et officielle (NTO) pour Triathlon Québec depuis huit ans maintenant.

Triathlon Québec : Bonjour Marylène, pour commencer, peux-tu te présenter ?

Marylène Prince : J’aime la vie et les gens. De jour, je suis courtière en assurances. Dans la vraie vie, je suis triathlete, entraineure, mélomane, officielle, un peu artiste à mes heures perdues et j’ai une passion secrète pour le mini-putt et la crème glacée.

Triathlon Québec : Depuis combien de temps es-tu officielle pour Triathlon Québec ?

Marylène Prince : J’ai commencé ma formation en 2013. Cela fait maintenant 3 ans que j’ai le niveau NTO ce qui me permet de participer aux événements de tous les niveaux au Canada. Jusqu’à présent, j’ai eu la chance d’officier à tous les niveaux que le Québec propose. J’ai pu attacher des souliers de course dans des triathlons scolaires, expliquer à certains d’entre vous qu’il est plus facile de mettre un chandail avant le casque de vélo sur des événements régionaux, d’annoncer à votre grand désespoir que le port de la combinaison isothermique ne sera pas permis à des événements d’envergure internationale et bien sûr, de justifier par vidéo une pénalité donnée à un olympien sur un évènement de la Série mondiale. 

Triathlon Québec : Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t’a poussé à devenir officielle en triathlon ?

Marylène Prince : Le sport amateur a besoin du soutien de sa communauté pour exister et progresser. Je participe donc à ma façon à l’avancement du sport et à l’atteinte des objectifs, petits et grands, de tous.

Triathlon Québec : Après toutes ces années, qu’est-ce qui te motive à être officielle chaque week-end ?

Marylène Prince : Hum, je ne comprends pas pourquoi tu me poses cette question… Debout à 4:00 du matin, on se badigeonne de crème solaire, on sort nos notes, on accroche notre radio et c’est parti pour une longue journée. Soleil, pluie, vent, grêle et neige nous sommes là et ce, bien après que le ou la dernière participant(e) ait franchie la ligne d’arrivée. C’est justement les sourires et les larmes de ligne d’arrivée qui me motivent chaque fin de semaine quand le cadran sonne. Ça, la camaraderie et les humains extraordinaires qui portent fièrement la casquette verte qui font que je me couche aussi tard sans penser à l’heure du levé qui arrive trop vite.

Triathlon Québec : Quelles sont selon toi les qualités qui font un(e) bon(ne) officiel(le) de Triathlon Québec ?

Marylène Prince : Sans aucun doute la débrouillardise. Il se passe beaucoup de choses en même temps durant un triathlon. Pas toujours des bonnes choses. Il faut prendre des décisions et agir rapidement pour que, du point de vue du participant, tout déroule sans accroc. Il faut aussi être emphatique et ouvert aux autres.

Triathlon Québec : Toi qui a parcouru la belle province et ses beaux triathlons, quel est ton évènement préféré  ?

Marylène Prince : Je n’ai pas participé à des événements hors Canada jusqu’a présent. Par contre, je suis persuadée que nos événement n’ont rien à envier à ces derniers. Mon événement préféré est le Trimemphré Magog. C’est un triathlon qui a une portée internationale tout en faisant de la place pour tous. Que l’on soit débutant, jeune athlète prometteur ou paralympien, le niveau d’accueil et de reconnaissance est le même.

Triathlon Québec : Peux-tu nous donner une ou plusieurs raisons de devenir officiel(le) en triathlon ?

Marylène Prince : Les gens bien-sûr ! C’est une expérience humaine formidable que je souhaite à tout le monde de découvrir.

Triathlon Québec : Avec tous ces évènements à ton actif, tu dois bien avoir une petite anecdote à nous partager ?

Marylène Prince Je vais garder le suspens volontairement. Plutôt que des les lire, je vous invite à venir les vivres avec nous en rejoignant notre merveilleuse équipe !

Triathlon Québec : Merci Marylène pour cet entretien et ton implication dans la grande famille du triathlon au Québec ! Rendez-vous cet été sur nos beaux évènements partenaires !

Leur visage vous est familier, vous les croisez pour certains chaque fin de semaine aux quatre coins du Québec et parfois même, cela depuis des années. Toujours là pour s’assurer de votre sécurité, souvent présents pour vous rappeler les consignes lors des réunions d’avant-course et parfois, à votre plus grand désespoir, aussi pour faire appliquer les règlements et mettre (très peu) des pénalités, les officiel(le)s de Triathlon Québec jouent un rôle majeur dans le déroulement des évènements. À travers cette série de portraits, nous souhaitons vous faire découvrir les femmes et les hommes derrière le sifflet. Qui sait, cela pourrait même vous donner envie de rejoindre l’équipe !

Officiel de niveau NTO, membre du comité technique Triathlon Québec, son sens du détail en fait un officiel hors pair ! Aujourd’hui nous avons le plaisir de vous présenter Claude Boivin.

Triathlon Québec : Bonjour Claude, pour commencer, peux-tu te présenter ?

Claude Boivin : Je suis un père monoparental de 55 ans. J’exerce la profession d’enseignant de mathématique au secondaire, en plus d’être auteur de manuels scolaires. Côté sports, j’ai touché un peu à tout : randonnée pédestre, vélo, arts martiaux, ski nordique. J’ai commencé à courir à l’âge de 42 ans, appris à nager à l’âge de 45 ans, fait mon premier triathlon à l’âge de 46 ans et complété l’Ironman à l’âge de 48 ans. Je m’entrainais pour faire mon deuxième Ironman, qui aurait eu lieu le jour de mon 50e anniversaire, quand j’ai eu un diagnostic de cancer, ce qui a mis tout un frein à mes plans pour cet été là.

Triathlon Québec : Un frein temporaire puisque nous t’avons vu notamment prendre le départ l’aquavélo d’Esprit en 2020. Depuis combien d’années es-tu officiel pour Triathlon Québec et qu’est-ce qui t’a poussé à le devenir ?

Claude Boivin : Je suis officiel pour Triathlon Québec depuis 2014 et je détiens le niveau d’officiel national (NTO). J’ai officié à plusieurs niveaux dont la série Ironman et les séries WTS, WC, CAMTRI, etc. Je suis membre du comité technique de Triathlon Québec, qui a pour mandat, entre autres, de réviser et de modifier les règles de compétition en fonction de la réalité québécoise.

Claude Boivin : Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t’a poussé à devenir officiel en triathlon ?

Je faisais partie d’un club et je croyais, à l’époque, que chaque club devait compter un officiel parmi ses membres. Quand j’ai vu passer l’annonce pour la formation d’officiel, je me suis inscrit. C’est aussi pour appuyer ma fédération et pour encourager davantage de personnes à pratiquer le sport.

Triathlon Québec : Une fausse croyance qui au final s’est avérée positive ! Après toutes ces années, qu’est-ce qui te motive à être officiel chaque week-end ?

Claude Boivin : Il y a tellement de facteurs qui me motivent. L’ambiance du jour de la course, encourager les gens à être actifs, l’esprit d’équipe qui règne au sein de l’équipe d’officiel.le.s, être aux premières loges lors de compétitions internationales, passer la journée dehors… Tous ces éléments mis ensemble font que chaque année j’ai plaisir à retourner sur les évènements partenaires de Triathlon Québec.

Triathlon Québec : Quelles sont selon toi les qualités qui font un bon officiel de Triathlon Québec ?

Claude Boivin : Je crois que la rigueur, l’impartialité et le jugement sont extrêmement importants. Le désir de permettre aux gens de participer à une épreuve juste, équitable et sécuritaire doit être présent. Aussi, c’est une bonne chose d’avoir des yeux tout autour de la tête, comme un prof au secondaire !

Triathlon Québec : Toi qui a parcouru la belle province et ses beaux triathlons, quel est ton évènement préféré  ?

Claude Boivin : Mon évènement préféré au Québec, sans l’ombre d’un doute, sont les Jeux du Québec. Sur le plan international, la World Paratriathlon Series (WPS) de Montréal est une incroyable expérience.

Triathlon Québec : Peux-tu nous donner une ou plusieurs raisons de devenir officiel en triathlon ?

Claude Boivin : Devenir officiel en triathlon, c’est se joindre à une équipe de bons vivants, c’est encourager les gens de la communauté à mener une vie active et saine, c’est profiter d’une ambiance du tonnerre parmi des gens qui sont heureux d’être là et qui apprécient notre présence.

Triathlon Québec : Avec tous ces évènements à ton actif, tu dois bien avoir une petite anecdote à nous partager ?

Claude Boivin : C’était lors du Triathlon Mondial Groupe Copley à Montréal il y a quelques années. Un athlète « groupes d’âge » venait de terminer la portion natation et cherchait dans ses affaires pour se rendre compte qu’il avait oublié son chandail. Étant donné qu’un athlète n’a pas le droit de concourir torse nu, il a quitté le site de compétition en courant pour revenir plus tard avec un beau t-shirt flambant neuf qu’il était allé s’acheter pour pouvoir continuer sa course.

Triathlon Québec : Merci Claude pour cet entretien et rendez-vous cet été sur nos beaux évènements partenaires !

Leur visage vous est familier, vous les croisez pour certains chaque fin de semaine aux quatre coins du Québec et parfois même, cela depuis des années. Toujours là pour s’assurer de votre sécurité, souvent présents pour vous rappeler les consignes lors des réunions d’avant-course et parfois, à votre plus grand désespoir, aussi pour faire appliquer les règlements et mettre (très peu) des pénalités, les officiel(le)s de Triathlon Québec jouent un rôle majeur dans le déroulement des évènements. À travers cette série de portraits, nous souhaitons vous faire découvrir les femmes et les hommes derrière le sifflet. Qui sait, cela pourrait même vous donner envie de rejoindre l’équipe !

Il nous fait plaisir de mettre en lumière Lise Dubé, une figure emblématique du développement du triathlon au Québec et officielle (CTO) pour Triathlon Québec depuis quinze ans.

Triathlon Québec : Bonjour Lise, pour commencer, peux-tu te présenter ?

Lise Dubé : Je suis une maman de trois grands enfants, dont deux sont toujours aux études, et maintenant grand-maman de deux petits enfants. J’ai 56 ans, je détiens un baccalauréat en administration des affaires et j’ai toujours été gestionnaire d’entreprise. Ces six dernières années, je gère une pharmacie de la bannière Brunet à Vaudreuil-Dorion. De prime à bord, j’étais cycliste, adepte de spinning en hiver et membre de gym assidue. Mon premier contact avec le triathlon fut avec le club de triathlon Tri-O-Lacs, en 2005, alors que ma plus jeune fille était intéressée à essayer. On l’a donc inscrite au club et à force d’être prise pour l’attendre lors de ses nombreux entraînements, je m’y suis inscrite également. L’année suivante, le club a organisé une formation d’officiel.le.s au collège Bourget pour les parents intéressés à participer aux événements d’une autre façon que comme spectateur. J’y suis allée et l’été suivant, en 2006, je me suis portée volontaire pour être bénévole à quelques triathlons scolaires de la région, organisés majoritairement par des membres du club, professeurs à ces différentes écoles. C’est ainsi que mon implication comme officielle a commencé.

Triathlon Québec : Cela fait donc quinze ans que tu es officielle pour Triathlon Québec ?

Lise Dubé : J’ai débuté comme officielle en 2006. En 2007, je devenais officielle provinciale, en 2010 je crois que j’ai été officielle à presque tous les événements de l’été. En 2011, j’ai été nommée l’officielle de l’année lors du gala de Triathlon Québec. En 2012, un grave accident de vélo début août, m’a mis K-O et m’a empêché d’être officielle au premier IRONMAN Mont-Tremblant. Cette même année, j’ai accepté la présidence du club Tri-O-Lacs, poste que j’ai occupé jusqu’en 2018. J’ai également accepté un poste au sein du conseil d’administration de Triathlon Québec à l’automne 2012 et ce pendant six ans. En 2013, j’ai fait ma formation NTO à Toronto en étant officielle aux Championnats canadiens. À l’automne 2013, lors du gala de TQ, on m’a remis la plaque de “personalité de l’année”. Lors du gala de 2016, j’ai reçu un sifflet d’argent pour mes dix ans en tant qu’officielle active. En 2017, j’ai fait la formation de CTO, à Montreal, alors que plusieurs officiels internationaux s’y étaient déplacés pour le ITU Montreal. J’ai été officielle à deux Championnats du monde WTS, Edmonton en 2014 et Chicago en 2015. Depuis son existence, j’ai toujours été officielle a Tremblant, soit le 70.3 et/ou le full. Malgré, le grand déploiement des grands événements, il reste que mes préférés sont les finales régionales et les Jeux du Québec. J’ai été répondante régionale pendant quelques années pour le triathlon dans la région du Sud-Ouest, on se joignait à l’événement de Blainville pour la finale régionale multi-regions, événement où j’ai été déléguée technique pendant plusieurs années. J’ai également été déléguée technique, officielle en chef et officielle à plusieurs Jeux du Québec dont Gatineau 2010, Shawinigan 2012, Longueuil 2014 ainsi qu’aux jeux du Canada en 2013. J’ai été aussi impliqué dans l’organisation du Triathlon de Valleyfield en 2013 en tant que co-directrice de course et en 2014 comme directrice de course et présidente du CA. En 2014, j’ai été récipiendaire du prix Dollard-Morin pour la région de la Montérégie, j’ai également été en nomination pour un Maurice lors du gala de Sports Québec, pour mon implication en tant qu’officielle provinciale et canadienne, deux années consécutives 2014 et 2015. J’étais d’ailleurs présente au gala de Sports Québec, en tant que membre du conseil d’administration, lorsque Triathlon Québec a gagné la fédération de l’année, en 2015. Lors du gala du trentième de Triathlon Québec, en 2018, je faisais partie des trentes ambassadeurs, figures marquantes du développement du triathlon au Québec.

Triathlon Québec : Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t’a poussé à devenir officielle en triathlon ?

Lise Dubé : J’ai parfait mes formations d’officielle afin de continuer à être dans le feu de l’action, malgré que je ne pouvais plus, à ce moment, m’entraîner et compétitionner au même niveau qu’avant, suite à deux graves accidents de vélo en 2009 et 2012, qui m’ont laissé des séquelles permanentes. De plus, lorsqu’on est impliqué dans le sport amateur, on réalise que sans implication, le sport fédéré n’est pas viable et que sans officiels, il ne peut se tenir d’événements officiels et d’envergure.

Triathlon Québec : Après toutes ces années, qu’est-ce qui te motive à être officielle chaque week-end ?

Lise Dubé : Je ne fais plus autant d’événements qu’avant, mais je dirais que ce qui me motivait vraiment c’est les gens, les athlètes, les organisateurs et mes collègues officiel.le.s. On est une famille et malgré le sérieux de notre rôle, on a un plaisir fou entre nous.

Triathlon Québec : Quelles sont selon toi les qualités qui font un(e) bon(ne) officiel(le) de Triathlon Québec ?

Lise Dubé : Il faut aimer le sport et avoir un grand respect pour les efforts que les athlètes ont mis pour se rendre là, que les organisateurs ont mis pour organiser l’événement et avoir un sens de l’équité et de justice.

Triathlon Québec : Toi qui a parcouru la belle province et ses beaux triathlons, quel est ton évènement préféré  ?

Lise Dubé : Il y en a trop pour les nommer, j’en aime plusieurs pour différentes raisons, mais pour en nommer quelques uns, je dirais, pour l’ambiance et la lumière dans les yeux des jeunes: les Jeux du Québec. Pour le déploiement grandiose et les frissons lorsqu’ils passent le fil d’arrivée: IRONMAN Mont-Tremblant, le full. Et pour le bonheur de voir le grand nombre de défis personnels réalisés, en toute fin de saison: Esprit de Montréal (j’ai bien sûr un parti pris en faisant parti de l’organisation).

Triathlon Québec : Peux-tu nous donner une ou plusieurs raisons de devenir officiel(le) en triathlon ?

Lise Dubé : Pour le développement du sport, le soutien aux événements. Pas d’officiels, pas d’événements fédérés, pas d’événements fédérés pas d’athlètes reconnus, etc. C’est une chaine !

Triathlon Québec : Avec tous ces évènements à ton actif, tu dois bien avoir une petite anecdote à nous partager ?

Lise Dubé : Une qui m’a bien fait rire, c’est lorsqu’une athlète, dans un événement, m’a demandé qui surveillait les vélos pendant qu’elle partirait à la course. Elle ne voulait pas se le faire voler. J’ai tenté de la rassurer, elle avait un vélo hybride neuf de l’année (sourire), alors que 90% des vélos présents valaient plus que le sien (mais ça se dit mal). Elle n’a quand même pas pris de chance et a cadenassé son vélo au support avant de partir pour la natation. Je suis certaine que, si elle a persévéré dans ce sport, et fait plusieurs événements par la suite, elle même en ri aujourd’hui!

Triathlon Québec : Merci Lise pour cet entretien et ton implication dans la grande famille du triathlon au Québec ! Rendez-vous cet été sur nos beaux évènements partenaires !

Leur visage vous est familier, vous les croisez pour certains chaque fin de semaine aux quatre coins du Québec et parfois même, cela depuis des années. Toujours là pour s’assurer de votre sécurité, souvent présents pour vous rappeler les consignes lors des réunions d’avant-course et parfois, à votre plus grand désespoir, aussi pour faire appliquer les règlements et mettre (très peu) des pénalités, les officiel(le)s de Triathlon Québec jouent un rôle majeur dans le déroulement des évènements. À travers cette série de portraits, nous souhaitons vous faire découvrir les femmes et les hommes derrière le sifflet. Qui sait, cela pourrait même vous donner envie de rejoindre l’équipe !

Si vous avez participé à des triathlons dans les dix dernières années, vous l’avez obligatoirement croisé sur nos évènements partenaires car il fait parti de nos officiels les plus actifs et les plus appréciés ! Aujourd’hui nous avons le plaisir de vous présenter Pierre Jeannotte.

Triathlon Québec : Bonjour Pierre, pour commencer, peux-tu te présenter ?

Pierre Jeannotte : Je suis né en 1962  à Coteau-Landing. Je travaille dans le monde de l’éducation depuis plus de 31 ans maintenant. Je suis enseignant en éducation physique et à la santé au primaire. J’ai deux enfants, Jérémie vingt-six ans et Marie -Claudel, vingt-quatre ans. Dans ma jeunesse, mes occupations étaient surtout le hockey, le baseball et le football. Ensuite, j’ai passé de nombreuses années à organiser des courses à pieds à Salaberry-de-Valleyfield (course Loto Québec) avec le club de course l’Astragal. Je me suis mis à la course à pieds durant mon bac à Sherbrooke avec au compteur neufs marathons et plusieurs 5k, 10k et 21.1k. Après, ce fût le tour du vélo, mais malheureusement plusieurs blessures m’ont forcées à rapidement arrêter ma carrière. En parallèle, j’ai toujours été attiré vers les sport nautiques car j’ai passé ma jeunesse au bord de de l’eau, que ce soit près d’un lac ou en faisant de la natation, du bateau, ou de la plongée sous marine. Le véritable déclic pour le triathlon est venu de ma fille Marie-Claudel, qui un jour m’a dit qu’elle était intéressée à faire du triathlon. C’était le début de la belle aventure, d’un magnifique et unique sport à trois disciplines.

Triathlon Québec : Une vie bien remplie ! Depuis combien d’années es-tu officiel pour Triathlon Québec et qu’est-ce qui t’a poussé à le devenir ?

Pierre Jeannotte : C’est un ami, Jean -Claude Lachapelle, qui m’a donné l’idée de suivre la formation d’officiel Triathlon Québec ! Un moyen idéal pour suivre et passer du temps avec ma famille. Comme je suis un gars qui a toujours énormément fait de bénévolat et que j’ai toujours été très engagé dans la communauté, je me suis décidé à suivre ma formation provinciale PTO à Montréal en 2010. Ensuite, après plusieurs triathlons comme officiel, j’ai décidé de continuer ma formation en passant le niveau NTO à Magog en 2015. J’ai eu la chance d’être officiel à presque tous les triathlons au Québec, j’ai plus de 150 triathlons au Québec à mon actif.  J’ai vraiment voyagé et connu de très belles villes, de la Gaspésie à Ottawa grâce à mon rôle d’officiel !  Nous sommes chanceux d’avoir au Québec des super triathlons organisés par des vrais passionnés qui ont un excellent savoir faire. Nous sommes aussi chanceux d’avoir une super fédération qui s’occupe des formations et des suivis.

Triathlon Québec : Après toutes ces années, qu’est-ce qui te motive à être officiel chaque week-end ?

Pierre Jeannotte : On me demande régulièrement pourquoi je suis toujours autant engagé. Je dirais que j’ai toujours été un gars qui aime les défis et je mets beaucoup de passion dans tout ce que je fais. Le monde du triathlon est fascinant et surtout très diversifié. De par mon métier, je voulais m’impliquer pour l’éducation, la prévention et la sécurité de notre beau sport. La famille des officiel.le.s, car on peut l’appeler comme ça au Québec, est composée de personnes passionnées, professionnelles et impliquées. On passe vraiment de très beaux moments chaque fin de semaine. Chaque triathlon est unique et comporte un travail colossal, mais les réveils à 5h00 du matin et les journées de douze heures sont des moments qui passent très vite avec cette gang  ! Que  dire de nos soirée… La crème glacée, les jeux de mini pot, les quilles, les super soupers passés en famille d’officiels sont uniques !

Triathlon Québec : Quelles sont selon toi les qualités qui font un bon officiel de Triathlon Québec ?

Pierre Jeannotte : Pour être un bon officiel, ça prend selon moi une bonne formation afin de maitriser les règlements, avoir un bon sens de l’organisation, un bon jugement et surtout d’être ouvert aux critiques pour continuellement s’améliorer.

Triathlon Québec : Toi qui a parcouru la belle province et ses beaux triathlons, quel est ton évènement préféré  ?

Pierre Jeannotte : Ne me demandez pas lequel des triathlons que je préfère, chaque triathlon est une expérience unique, enrichissante  et valorisante. De magnifiques rencontres avec les participants et toujours de belles découvertes des beauté du Québec. J’aime énormément travailler avec les comités organisateurs et les bénévoles, c’est toujours plaisant de les revoir tout comme les participants. Au fil des années, beaucoup de liens se créent. J’ai toujours hâte au début de saison à  Joliette et je ne me lasse pas jusqu’à Esprit Montréal et Boucherville. Les évènements font partie de mes étés depuis 11 ans maintenant.

Triathlon Québec : Avec tous ces évènements à ton actif, tu dois bien avoir une petite anecdote à nous partager ?

Pierre Jeannotte : Cela peut paraître improbable mais j’ai vraiment tout vu comme des animaux dans les zones de transition.  Des chevreuil à Tremblant, en passant par les chats, les chiens, les canards ou encore les outardes ! Quel zoo ! Sinon, on voit aussi des vélos de toutes sortes, des vélos de course bien-sûr mais aussi des vélos avec des paniers de fleurs en passant par le vélo à trois roues! Il y a aussi des moments moins heureux comme l’inondation à Gatineau et le décès de mon papa alors que j’étais assis sur une moto à Tremblant pendant plus de 5 heures et qu’il m’était impossible de partir. Mais ces souvenirs difficiles sont compensés par les longues heures de travail et de plaisir avec la gang d’officiel.le.s.

Triathlon Québec : Merci Pierre pour cet entretien et rendez-vous cet été sur nos beaux évènements partenaires !

Pierre Jeannotte : Merci à vous ! Je serai effectivement de retour cette année en espérant retrouver la vie presque normale et je débuterai ma douzième année comme officiel avec toujours la même passion et le même objectif d’être toujours à la hauteur.

Leur visage vous est familier, vous les croisez pour certains chaque fin de semaine aux quatre coins du Québec et parfois même, cela depuis des années. Toujours là pour s’assurer de votre sécurité, souvent présents pour vous rappeler les consignes lors des réunions d’avant-course et parfois, à votre plus grand désespoir, aussi pour faire appliquer les règlements et mettre (très peu) des pénalités, les officiel(le)s de Triathlon Québec jouent un rôle majeur dans le déroulement des évènements. À travers cette série de portraits, nous souhaitons vous faire découvrir les femmes et les hommes derrière le sifflet. Qui sait, cela pourrait même vous donner envie de rejoindre l’équipe !

Après Yan Therrien, nous avons le plaisir de mettre en lumière Caroline Gélinas, officielle de niveau NTO, directrice de course pour le triathlon des Défis du Parc et membre du conseil d’administration de Triathlon Québec.

Triathlon Québec : Bonjour Caroline, pour commencer, peux-tu te présenter ?

Caroline Gélinas : Je travaille dans le monde des régimes de retraite et avantages sociaux depuis plus de 20 ans. J’ai passé quatorze ans en consultation et je travaille maintenant dans une grande entreprise privée montréalaise. Je suis une fille qui a toujours aimé bouger. J’ai touché au fil des ans à plusieurs sports dont le basket (et oui malgré mon grand 5’2), le ski de fond, le ski alpin, le squash, le tennis, le vélo de route et montagne, le bateau-dragon et le triathlon. Un peu « workaholic », je me suis oubliée pendant plusieurs années. Membre de deux équipes de bateau dragon de 2007 à 2011, je faisais du bénévolat pour le triathlon Esprit de Montréal. Je marquais les beaux mollets des athlètes et il n’était pas question qu’on m’enlève cette tâche. Le rêve de faire un triathlon a commencé à germer en 2010. Il n’était pourtant pas question que je le fasse seule. Après des recherches infructueuses pour trouver des coéquipières pour le faire en 2011 et 2012, j’ai remis à plus tard. Toutefois, vers la fin juillet 2012, une collègue cherchait un vélo de route pour faire Esprit. Je lui ai généreusement offert le mien en lui faisant part que c’était un de mes rêves de faire un “tri”. Aussitôt dit, aussitôt le prêt fut refusé et j’ai dû cliquer sur « s’inscrire » dans l’heure suivante. Je ne remercierai jamais assez cette collègue. À moins de six-sept semaines du triathlon, je devais essayer de nager 750m en eau libre et avec un wetsuit ! Misère !!!  Neuf ans plus tard je suis toujours bien présente dans le monde du triathlon et la natation est maintenant un sport que je qualifie presque de « zen » tellement j’adore ça.

Triathlon Québec : Le déclic si l’on peut dire ! Depuis combien d’années es-tu officielle pour Triathlon Québec ?

Caroline Gélinas : En septembre 2013, une amie de mon club de triathlon, qui était aussi officielle, savait que j’étais intéressée à être officielle et m’a demandé à quelques jours d’avis si j’étais disponible pour être officielle au triathlon Esprit. Décidément, j’aime faire mes premières à Esprit. J’ai sauté sur l’occasion. J’ai donc eu ma formation « live » avec Yan Therrien et Éric Noel. En 2014, j’ai eu la chance d’être officielle sur mes premières courses de niveaux internationales avec la coupe du monde de paratriathlon de Magog et une course PATCO. Un an plus tard, j’ai eu ma formation d’officielle nationale (NTO) à Magog qui accueillait encore une fois une course CAMTRI (équivalent PATCO). C’est aussi en 2015 que j’ai eu la chance d’avoir le rôle de déléguée technique pour la première fois au triathlon Esprit. Et oui, encore Esprit.  Trois ans plus tard, j’avais ma formation d’officielle continentale (CTO) à Edmonton lors de la WTS. C’était ma première fois à l’extérieur du Québec et j’ai adoré. Je suis donc retournée à Edmonton en 2019 et je devais y retourner pour la Grande Finale en 2020, mais vous connaissez la suite ! J’ai aussi été officielle lors des événements Ironman et Ironman 70.3 à Tremblant à plusieurs reprises.

Triathlon Québec : Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t’a poussé à devenir officielle en triathlon ?

Caroline Gélinas : J’ai toujours aimé m’impliquer et quand j’aime quelque chose, je ne le fais pas à moitié, alors pourquoi pas être officielle. J’ai aimé être bénévole mais le manque de responsabilité me manquait alors qu’en étant officielle, je pouvais jumeler les deux. Finalement, de pouvoir redonner à la communauté est aussi quelque chose d’important, que ce soit pour expliquer comment s’installer en zone de transition à des athlètes qui débutent ou tout simplement donner de mon temps.

Triathlon Québec : Après toutes ces années, qu’est-ce qui te motive à être officielle chaque week-end ?

Caroline Gélinas : Je dirais que c’est surtout les gens ! Autant athlètes que collègues officiels. De revoir des visages à chaque fin de semaine, de créer des liens avec eux. En 7 ans, j’ai vu des enfants débuter dans les U5 et bientôt, certains seront probablement Élites ! C’est enrichissant. J’aime aussi supporter et aider les organisations à améliorer leur événement. C’est un gros travail d’équipe être officiel. Ah, et j’ai failli oublier, la tradition d’aller manger de la crème glacée entre officiels !

Triathlon Québec : Quelles sont selon toi les qualités qui font un(e) bon(ne) officiel(le) de Triathlon Québec ?

Caroline Gélinas : Difficile de ne pas être en accord avec ce que Yan Therrien a déjà énuméré. En plus des qualités d’impartialité, d’intégrité et d’honnêteté, j’ajouterais le sens de la débrouillardise, avoir un bon jugement et être ouvert à la critique.

Triathlon Québec : Toi qui a parcouru la belle province et ses beaux triathlons, quel est ton évènement préféré  ?

Caroline Gélinas : Vous aurez deviné qu’Esprit aura toujours un petit côté spécial pour moi. J’ai eu la chance d’assister à plusieurs au Québec en tant qu’athlète, bénévole et officiel. Je les adore tous !

Triathlon Québec : Et à l’international ?

Caroline Gélinas : Je ne connais qu’Edmonton à l’extérieur du Québec alors difficile de ne pas le nommer ! J’espère pouvoir me rendre aux Bermudes en 2021 pour la WTS, laquelle devait avoir lieu en avril 2020. Je vous reviens avec une réponse à l’automne prochain, je l’espère !

Triathlon Québec : Peux-tu nous donner une ou plusieurs raisons de devenir officiel(le) en triathlon ?

Caroline Gélinas : Aussi simple que de redonner à notre communauté. C’est tellement un beau milieu.  Après une grosse journée, de se taper dans les mains avec le sentiment du devoir accompli et de voir les sourires et la fierté dans les yeux des athlètes et des membres du comité organisateur.  Ça n’a pas de prix ! J’ajouterais aussi le partage de connaissances et les discussions avec nos autres collègues officiels. Les rencontres de mentors hors pair de partout au Canada et ailleurs. C’est très enrichissant. Je finirai avec la chance de rester impliquée dans le milieu malgré les éternelles blessures. Ressentir la « vibe » de l’événement, ce n’est pas juste quand tu es athlète. L’officiel aussi peut avoir des moments d’émotions en voyant des belles histoires d’athlètes sur les lignes d’arrivées.

Triathlon Québec : Avec tous ces évènements à ton actif, tu dois bien avoir une petite anecdote à nous partager ?

Caroline Gélinas : Petite anecdote d’Ironman Tremblant, je suis probablement la seule officielle à avoir eu un accident de moto sur la 117 et terminer en béquille pendant 6 semaines. Sinon, difficile d’oublier les souliers qui flottent à Gatineau dans la zone de transition. Quel déluge cette journée-là !

Triathlon Québec : Merci Caroline pour cet entretien et rendez-vous cet été sur nos beaux évènements partenaires !

Leur visage vous est familier, vous les croisez pour certains chaque fin de semaine aux quatre coins du Québec et parfois même, cela depuis des années. Toujours là pour s’assurer de votre sécurité, souvent présents pour vous rappeler les consignes lors des réunions d’avant-course et parfois, à votre plus grand désespoir, aussi pour faire appliquer les règlements et mettre (très peu) des pénalités, les officiel(le)s de Triathlon Québec jouent un rôle majeur dans le déroulement des évènements. À travers cette série de portraits, nous souhaitons vous faire découvrir les femmes et les hommes derrière le sifflet. Qui sait, cela pourrait même vous donner envie de rejoindre l’équipe !

Pour ouvrir le bal de cette série, notre choix c’est naturellement porté vers Yan Therrien, officiel le plus “haut gradé” du Québec, à l’expérience remarquée et remarquable.

Triathlon Québec : Bonjour Yan, pour commencer, peux-tu te présenter ?

Yan Therrien : Je suis un jeune/vieux athlète de 49 ans… Je suis policier à la Gendarmerie Royale du Canada depuis vingt-huit ans. J’ai un garçon de 11 ans. Avec ma conjointe cela nous fait trois garçons. Depuis mon tout jeune âge j’ai toujours été un sportif. Natation, vélo, course à pied, hockey, baseball, ski alpin et ski de fond pour en nommer quelques-uns.  Toute la famille pratique tous ces sports.  En 1995, à l’âge de 23 ans, j’ai mis les trois sports ensemble pour commencer le triathlon.  Étant en Colombie-Britannique avec la GRC, c’est là que j’ai commencé à faire des triathlons, dans l’océan pacifique. Après 5 ans en Colombie-Britannique,  j’ai été transféré à Ottawa où j’ai été pendant 10 ans.  J’ai fait tous les triathlons de la série Somersault en Ontario. Ensuite, j’ai été transféré à Montréal en 2007.  Je faisais partie du club de triathlon de St-Lambert et j’ai fait un bon nombre des triathlons au Québec dans ces années 2007 à 2010.  J’ai participé à toutes les distances de sprint à Ironman. J’aime tellement le sport que je continue à être bénévole sur un conseil d’administration.  J’ai été pendant dix ans directeur au sein du conseil d’administration de TQ et actuellement je suis dans ma quatrième année sur le conseil d’administration de Triathlon Canada.

Triathlon Québec : Une vie bien remplie ! Depuis combien d’années es-tu officiel pour Triathlon Québec ?

Yan Therrien : En 2007, j’ai commencé à être officiel de niveau provincial (PTO).  Je venais vérifier le sillonnage lors de triathlon à l’aide de mon vélo.  Comme ça, je contribuais au sport et je m’entrainais en même temps, une pierre deux coups.  Après un avant-midi à vérifier le « drafting », j’arrivais aux alentours de 100 kilomètres de vélo.  Ensuite, j’ai fait ma formation nationale (NTO) et par la suite internationale (ITO) de World Triathlon (ndlr : anciennement ITU).  Je suis le seul officiel international au Québec et nous sommes cinq sur l’ensemble du Canada.  J’ai eu la chance d’être officiel à presque tous les triathlons du Québec, à plusieurs triathlons Championnats nationaux canadiens et à plusieurs triathlons internationaux à travers le monde. J’ai été officiel à deux Jeux Panaméricains (Toronto et Lima) et deux Jeux du Commonwealth (Glasgow et Gold Coast). J’ai été officiel à cinq finales des Championnats du monde. Du côté de la bannière Ironman, j’ai été l’officiel en chef pour les Ironman et 70.3 de Tremblant depuis le début (2012).

Triathlon Québec : Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t’a poussé à devenir officiel en triathlon ?

Yan Therrien : Tout d’abord, je voulais m’impliquer dans un sport que j’adore et être bénévole. Sans les bénévoles, aucun évènement sportif ne pourrait avoir lieu. Il y a toujours un besoin de ce côté. Il faut avouer que j’aime aussi prendre des responsabilités et aider à planifier des événements. Être officiel, c’est une occasion unique de s’impliquer dans les courses, d’être au cœur de l’action et surtout d’améliorer l’expérience client.

Triathlon Québec : Après toutes ces années, qu’est-ce qui te motive à être officiel chaque week-end ?

Yan Therrien : Je dirais que c’est surtout la fraternité qui existe dans le monde du triathlon. À ma connaissance, les officiels dans les sports ne sont pas nécessairement tes amis. En triathlon je sens une « vibe » très enrichissante.  On se sent ami avec tout le monde. Les gens te jasent. Ils viennent te voir pour des conseils.

Triathlon Québec : Quelles sont selon toi les qualités qui font un bon officiel de Triathlon Québec ?

Yan Therrien : Comme de raison, il y en a plusieurs.  Honnêteté, intégrité, impartialité, sens du devoir, jovialité, courage de ses convictions, empathie etc.. La liste est longue mais la vie d’officiel est un apprentissage permanent !

Triathlon Québec : Toi qui a parcouru la belle province et ses beaux triahtlons, quel est ton évènement préféré  ?

Yan Therrien : Il y a beaucoup de beaux événements au Québec, c’est quasiment impossible de n’en retenir qu’un seul.  J’ai eu la chance de participer à presque tous, soit comme athlète, soit comme officiel.  C’est certain que la WTS Montréal (Triathlon Mondial Groupe Copley), l’Ironman de Mont-Tremblant, le Trimemphré de Magog ou le Pentathlon des neiges à Québec sont vraiment des évènements particuliers pour moi.

Triathlon Québec : Et à l’international ?

Yan Therrien : À l’international, c’est certain que les finales des Championnats du monde WTS de World Triathlon sont de très beaux événements. D’ailleurs, j’ai hâte à Montréal en 2022 !

Triathlon Québec : Peux-tu nous donner une ou plusieurs raisons de devenir officiel en triathlon ?

Yan Therrien : C’est une expérience très enrichissante avec un fort sentiment d’accomplissement. C’est également une belle façon de redonner à ce sport que nous aimons. Aussi, comme je le disais précédemment, il y a une vraie fraternité. Je peux dire que le monde du triathlon est ma deuxième famille ! J’ai maintenant des amis officiels partout dans le monde. C’est beaucoup d’heures données comme bénévole mais on en ressort grandit !

Triathlon Québec : Avec tous ces évènements à ton actif, tu dois bien avoir une petite anecdote à nous partager ?

Yan Therrien : Effectivement, à travers les années, plusieurs péripéties ont eu lieux.  Je pourrais en raconter plusieurs. D’ailleurs, venez faire la formation pour devenir officiel, j’en raconte plein ! À une des coupes Panaméricaine et Championnats canadien à Kelowna, je m’occupais du parcours de natation et donc j’étais sur un bateau pour surveiller les nageurs et les bouées.  Avant le départ, je vérifie le tout et je donne le “ok” pour un départ cinq minutes plus tard. Le départ est donné, je suis en bateau et alors que je me retourne pour regarder la première bouée, je me rends compte qu’elle s’en va à la dérive avec le courant…. Comme de raison, les nageurs s’en viennent.  La seule solution, aller très vite chercher la bouée avec le bateau. Je la tenais à bout de bras en avant du bateau, j’ai demandé au conducteur de me ramener à peu près ou elle devait être. J’ai tenu la bouée juste à temps et les nageurs nous contournaient. Ouf, une catastrophe évitée !

Triathlon Québec : Merci Yan pour cet entretien et rendez-vous cet été sur nos beaux évènements partenaires !

C’est après plus de huit saisons passées à Triathlon Québec que nous vous annonçons le départ d’Eric Noël, directeur technique de la Fédération. Il quittera ses fonctions à la fin du mois de décembre. Arrivé en poste en octobre 2012, Eric a su faire sa marque dans le monde du triathlon, tant au niveau québécois que canadien.

Avec ses idées innovatrices, Éric Noël a contribué de façon significative et avec leadership à la réalisation de plusieurs projets dont la refonte complète de la formation et de la certification des officiels, qui est maintenant une référence à l’échelle canadienne, et la mise sur pied en 2016 du programme antidopage “100% propre” qui inclut des tests antidopage chez les athlètes groupes d’âge.

Quelques faits d’armes

  • En 2013, écriture des règles du Triathlon d’hiver du format S3 (raquette, patin, ski de fond) créé par l’équipe du Pentathlon des neiges. Les règles sont reprises en grande partie l’année suivante par la fédération internationale qui les inclut dans les règles de compétition ITU et sont appliquées sur les épreuves de Coupe du monde d’hiver.
  •  En 2015, création de la Série Grand Prix avec son collègue Francis Sarrasin-Larochelle. Ayant à coeur le développement des triathlètes québécois, cette nouvelle série leur permet de vivre une expérience de plus haut niveau avec l’introduction des zones de transition élites, de la tente de pénalité et des bourses pour soutenir l’excellence provinciale.
  • En 2015 toujours, refonte de la série Coupe Québec Triathlon et Duathlon pour jumeler les distances sprint et olympique sous la même Coupe. Cette décision ne fait pas que des heureux !
  • En 2016, il participe à la création du comité technique composé d’officiels et d’entraineurs. Le comité révise et modifie au besoin les règles de compétition de Triathlon Québec en fonction de la réalité du terrain et des modifications aux règles de compétition apportées par l’ITU.
  • En 2017,  toujours soucieux d’améliorer la Coupe Québec, il prend en main la mise en place des épreuves et des formats non-standards pour dynamiser la série et rehausser l’expérience des athlètes avec pour objectif que chacun y trouve son compte : les courses groupe d’âge avec sillonnage font leur apparition, des formats combo, demi-finales/finales, Enduro etc. sont au calendrier de la nouvelle Coupe Québec (un énorme merci aux comités organisateurs qui acceptent d’organiser ces évènements d’un nouveau genre).
  • En 2018, pour le 30e anniversaire de la Fédération, il propose la création du Temple de la Renommée de Triathlon Québec. Il sera mandaté d’en écrire les statuts et règlements. Quatre personnes à ce jour ont été intronisées.
  • En 2019, création du comité Coupe Québec composé d’athlètes passionnés qui apportent leurs idées pour rendre la série toujours plus intéressante et attractive.
  • Egalement en 2019, fort de son expertise en tant qu’officiel sur des épreuves de paratriathlon internationales, il travaille à l’avancement du paratriathlon. Un premier pas est fait avec la mise en place d’un volet spécifique paratriathlon qui inclut entre autres un guide technique pour les comités organisateurs et des règles de compétition simplifiées.
  • En 2019 toujours, élaboration d’une première certification écoresponsable dédiée aux évènements sportifs au Québec. La certification ÉcoTQ est maintenant devenue une référence dans le sport local et a fait son chemin dans le triathlon jusqu’au niveau national et international.
  • En 2020, écriture de guide d’organisation en temps de pandémie et refonte du règlement de sécurité de la Fédération. Son dernier mandat sera de livrer un projet qu’il porte depuis trois années maintenante : un guide d’organisation complet pour aider les comités organisateurs dans leurs démarches.

Des compétences techniques et un professionnalisme qui font l’unanimité

Pendant toutes ses années, Éric a été le lien premier entre la Fédération et ses comités organisateurs partenaires. Toujours disponible et prêt à les aider, ses qualités professionnelles et humaines ont grandement contribué à faire ce qu’est le circuit de triathlon au Québec aujourd’hui.

Ainsi, René Pomerleau, directeur de course du Trimemphré Magog nous confiait “Je viens d’apprendre, avec tristesse, son départ de Triathlon Québec. Au cours des dernières années, nous avons relevé des défis importants dans l’organisation d’événement. Mentionnons les Jeux du Canada, les Coupes ITU, les Coupes du monde paratriathlon et de nombreuses Coupe Québec.Il a toujours été derrière nous pour nous prodiguer de précieux conseils et nous l’avons apprécié. Sa disponibilité, son dévouement et son professionnalisme sont des atouts sérieux.  Nous l’avons senti récemment dans sa détermination à aider les organisations à passer à travers la Covid-19. Je lui souhaite bonne chance dans ses nouvelles fonctions et il nous fera toujours plaisir de continuer à collaborer avec lui”.
Pour Claudia Proulx, organisatrice de course et coach des Zéclairs de Nicolet, Éric aura été “LA référence en organisation d’évènements pendant toutes ces années à TQ. Dynamique, efficace, généreux de son temps et de ses idées, il est un visionnaire qui laissera un grand vide dans notre cœur d’organisateurs. Un homme calme et drôle, attachant et échevelé à qui on doit respect et remerciement pour ces années de dévouement ! Bon succès pour la suite !”

Chez ses collègues aussi, Éric laissera un souvenir intarissable. Notre directrice générale, Marie-Eve Sullivan tenait à le souligner : “Cher Éric, merci pour ton immense contribution au développement du triathlon à travers tous les beaux projets que tu as su porter avec passion et leadership au cours des 9 dernières années. Tu es une des personnes les plus passionnées et déterminées que j’aie eu l’occasion de côtoyer. Travailler avec toi fut une aventure des plus enrichissantes. Ton petit côté givré et toutes tes histoires inusitées qui nous ont tant fait rire, dont celle du Capitaine Rosemont, vont nous manquer. Bien que tes ambitions professionnelles t’emmènent aujourd’hui vers un nouveau défi, tu resteras dans la grande famille du triathlon pour poursuivre ta mission et transmettre ta passion et nous aurons toujours le plaisir de collaborer ensemble. Je te souhaite beaucoup de succès dans tes nouvelles fonctions et je te souhaite de réaliser tes ambitions professionnelles les plus folles !”
Francis Sarrasin-Larochelle, son acolyte de terrain de longue date, souhaitait également rendre un vibrant hommage à son collègue et ami :  “Bien que nous n’ayons eu aucune opportunité de remplir et vider le camion cube cette saison ou de nous lever aux aurores pour des événements aux quatre coins du Québec, ces rituels hebdomadaires que nous avons partagé avec différents collègues au fil des dernières années resteront ancrés dans ma mémoire. Le legs que tu laisses à notre sport est inestimable. Tu as su dynamiser et amener le triathlon au Québec à un autre niveau grâce ton leadership, ton souci du détail, ton ardeur au travail et surtout, ton côté très humain avec tous les acteurs de la communauté, que ce soient des athlètes, des officiels, des directeurs de course, des bénévoles, des entraîneurs et bien entendu, tes collègues. Ce fût une aventure inspirante que de te côtoyer pendant ces sept années et essoufflante que de partager autant d’idée pendant nos jogs sur l’heure du midi. Merci pour tout et bonne chance dans ce nouveau défi !

Officiel à l’international

Eric a également beaucoup voyagé en tant qu’officiel de niveau continental en triathlon. Il a participé à quelques séries mondiales (WTS) dont Chicago (2014), Abu Dhabi (2018), Bermudes (2018 et 2019), Edmonton (2019) et évidemment Montréal (2016 à 2019) en plus d’une dizaines d’évènements de niveau continental ou Coupe du monde au Canada, aux États-Unis ou en Espagne, dont certains comme officiel en chef ou délégué technique.
Au cours de ces huit saisons, Eric a été présent sur plus de 250 évènements au Québec du niveau régional au niveau international. Il aime particulièrement préparer et participer aux Jeux du Québec et surtout entendre la chanson thème qui le berce au cours des quatre jours que dure le triathlon aux Jeux. Il espère pouvoir être présent pour l’édition reportée en 2021.

Le passé et l’avenir

L’ambiance du bureau et ses collègues lui manqueront évidemment beaucoup. Il ne pourra plus aller courir dans le parc Maisonneuve sur l’heure du midi avec ses collègues ou arpenter les couloirs du stade olympique en chaussettes. Il regrettera aussi sans doute la conduite du camion cube toutes les fins de semaine sur les routes du Québec et la traditionnelle crème glacée la veille des évènements. Il aimait tant le mini-putt.
Mais la tradition continuera ! Nous le reverrons assurément sur quelques évènements au Québec comme officiel au cours des prochaines années. Et il ne va pas trop loin car il endossera le rôle de directeur de course au Triathlon Mondial Groupe Copley, ce qui l’amènera à travailler étroitement avec nous. Et puis, en toute sincérité, n’est-il pas la personne la plus à même d’organiser le grand retour des championnats du monde sur le territoire Québécois ?

Bien qu’il reste toujours du travail à faire, le développement d’une fédération étant à l’infini, on peut tout de même lui dire « Mission accomplie ». Pendant huit ans, il y a mis tout son cœur et son énergie.

Patrick Marois est âgé de 45 ans. En mai 2018, il pesait plus de 250 livres et n’était pas très actif.

On lui a alors proposé de participer au Grand Défi Pierre Lavoie. 1000 kilomètres de vélo.

Il a accepté et a décidé de se reprendre en mains.

Cette aventure lui aura permis de perdre plus de 75 livres. Elle lui a également permis de prendre confiance et de découvrir qu’il était en mesure de s’accomplir sportivement.

« Je n’ai jamais nagé, couru ou fait de vélo avant mai 2018 »

En décembre dernier, Patrick s’entraînait fréquemment au vélo, mais il négligeait le haut de son corps.

Il s’est alors tourné vers le club de triathlon Hippocampe, sur la Rive-Sud.

Entouré de l’équipe du club, il a appris les bases de la natation et de la course à pied.

Son premier triathlon fut l’événement D3couverte du triathlon de Varennes. Patrick s’est également inscrit au Triathlon de Saint-Hubert, le 24 août, pour le format Sprint.

« Avec le triathlon, j’ai découvert un sport complet et rempli de gens passionnés »

La peur aura laissé place au plaisir et à la satisfaction du dépassement de soi. Patrick a un nouveau défi qui l’anime : faire le Subaru Ironman 70.3 de Mont-Tremblant.

« C’est mon prochain objectif! »

Triathlon Québec présente une série d’articles consacrés à des gens qui racontent l’histoire derrière leur premier triathlon. Vous aimeriez raconter la vôtre? Contactez-nous par courriel au marketing@triathlonquebec.org.


Annick Thériault s’est donné comme objectif en 2019 de faire son premier triathlon lors du Défi 12 heures, en septembre.

La femme de 45 ans rêve de se lancer dans l’aventure du triathlon depuis 8 ans. Il y a quelques années, elle avait commencé l’entraînement et était passée très près de participer à son premier triathlon. Elle ne s’était finalement pas lancée dans le vide.

Au début du printemps, une amie lui a proposé l’idée de participer au Défi 12 heures de Triathlon Québec en équipe. Elle s’y est donc inscrite avec son amie et le conjoint de celle-ci.

Annick a toujours été active. Elle a entre autres pratiqué la boxe. En 2010 elle a vécu un accident important de Motocross. Depuis ce jour, elle doit composer avec des problèmes à sa jambe gauche. Elle raconte avoir perdu le focus, après avoir traversé des épreuves importantes.

« La réalité a fait en sorte que j’ai eu une prise de poids massive, même si j’ai toujours été ronde. Ronde, mais en forme »

Même si elle a participé aux 48 heures de vélo au profit de Make-A-Wish en 2014 et 2016 ainsi qu’au trophée Rose des Sables en 2015, Annick est intimidée par le triathlon.

Ce qui l’effraie le plus, c’est la course à pied et le jugement des autres.

Annick ne se laisse cependant pas décourager et fonce vers son objectif. Elle prend le temps de s’informer énormément sur l’entraînement préalable à un triathlon. Elle a réussi à se construire une petite communauté de gens d’expérience qui l’aide dans son cheminement sportif. L’une d’elles lui a même offert de faire des suivis rapprochés et de lui préparer un plan d’entraînement adapté.

Depuis ce printemps, Annick a changé sa perception d’elle-même. Elle se sent renaître et elle réussit à combattre ses inquiétudes et ses appréhensions.

Le 14 septembre, Annick participera au Défi 12 heures, qui est un format super-sprint (375m de nage, 10km de vélo et 2,5km de course à pied). Elle a déjà prévu de s’inscrire à un format sprint (750m de nage, 20km de vélo et 5km de course à pied) en 2020.

Sa volonté de terminer la tête haute et d’accomplir ses objectifs est plus grande que sa gêne.