Samedi avait lieu la vingt-cinquième édition du Trimemphré Magog. Si une vingt-cinquième édition a toujours une saveur particulière, celle-ci encore plus puisqu’il s’agissait du premier « vrai » triathlon de la saison. Comme depuis vingt-cinq ans maintenant, le comité organisateur a livré un événement remarquable et a permis de couronner plusieurs athlètes du titre de champion québécois.

Une première mise en application du guide d’organisation d’évènement en temps de pandémie couronnée de succès

Plus de 500 athlètes étaient donc attendus ce samedi matin sur les bords du lac Memphrémamog. Si le site de course ressemblait fortement aux années précédentes, plusieurs modifications ont été apportées conjointement par le comité organisateur et la Fédération afin de satisfaire aux exigences de la Santé Publique et pour respecter les mesures du guide d’organisation d’évènement en situation de pandémie. Ainsi, un travail formidable du comité organisateur permettait une circulation fluide des athlètes sur le site en limitant au maximum les potentiels contacts. En l’absence de la traditionnelle zone d’inscription et de marquage, chaque athlète se rendait directement en transition où il se voyait attribuer un emplacement sur lequel était déjà disposé son dossard et ses autocollants. Au niveau de la zone de transition, si sa taille demeurait inchangée, sa capacité se voyait réduite de moitié permettant de garder la distanciation sociale. Du côté du départ de nage, pas de départ de masse mais un départ individuel en format « rolling-start » au quinze secondes. Enfin, une fois la ligne franchie, chaque athlète se voyait remettre un masque qu’il devait garder le temps de quitter le site de compétition. Du côté du comité organisateur on se félicite de la mise en application de ce protocole : « On a aménagé tout le site pour respecter la distance de deux mètre. On a surement inventé de nouvelles façons de faire qui serviront dans le futur. On est prêt à partager notre savoir-faire avec d’autres organisateurs de courses. On est content d’avoir contribué à démontrer qu’on peut tenir un événement sportif, en toute sécurité, même en temps de pandémie. On espère que d’autres vont prendre le pari de le faire, même si ce n’est facile ni pour les organisateurs ni pour les participants ».

Noémie Beaulieu et Nicolas Harvey valident le travail effectué ces derniers mois

Sur le plan sportif, la journée commençait tambour battant avec en guise d’entrée les épreuves juniors et élites. Malgré les absences d’Amélie Kretz, Élisabeth Boutin, Emy Legault, Charles Paquet, Jérémie Briand et Pavlos Antionades retenus par une série de test pour Triathlon Canada, une liste de participants de très haut niveau se présentait pour succéder à Karol-Ann Roy et Thomas Windisch chez les élites et à Léo Roy et Kamille Larocque chez les juniors.
Du côté féminin, Noémie Beaulieu (01:05:22) domina outrageusement la course, reléguant la concurrence à presque deux minutes. L’athlète de Gatineau s’octroie donc le titre de championne québécoise junior devant Maïra Carreau (01:07:27) et Marika Couture (01:07:40). Elle nous confiait : “C’est toujours plaisant de compétitionner sur le circuit québécois ! Même si la course se déroulait dans un format auquel nous ne sommes pas vraiment habitués, c’était une bonne occasion de tester la forme après plusieurs mois. Merci au comité du Trimemphré pour l’organisation”. Du côté des Élite/U23, Kamille Larocque confirma sa bonne forme entrevue à l’aquathlon de Québec en août. Elle grimpait sur la plus haute marche du podium devant Claudie Simard et Gabrielle Bernatchez.
Chez les hommes, le duel attendu entre Nicolas Harvey et Thomas Bilodeau eut bel et bien lieu et tourna à l’avantage du plus jeune des deux athlètes du Rouge et Or. Ils étaient accompagnés par Edmond Roy en tête du classement général. Nicolas Harvey (00:58:13) s’adjugea donc le titre de champion québécois junior devant Léo Roy (00:59:02) et le local de l’étape Mickaël Simard (00:59:56). Très content de sa performance, il confiait que : « Les derniers mois ont été assez difficiles pour moi, mais cette course démontre mon niveau de forme actuel dans les trois sports. Merci à l’organisation du TriMemphré et à Triathlon Québec pour cette opportunité ». Thomas Billodeau (00:58:19) quant à lui se voyait décerner le titre de champion québécois Élite/U23 devant Edmond Roy (00:58:53) et Edouard Garneau (01:01:22). Pour lui il s’agissait de sa deuxième compétition de la saison, six mois après la première, dans un format qui lui convient parfaitement comme il le soulignait après sa course “Je suis vraiment content de ma course. Le format contre-la-montre/sans drafting était à mon avantage étant donné qu’une de mes forces est le vélo. J’ai été capable de me forger une avance assez confortable pour rester devant les autres à la course. L’organisation et les bénévoles ont vraiment fait un beau boulot pour nous permettre d’avoir du plaisir et d’ouvrir la machine, en toute sécurité”.

De belles luttes également chez les groupes d’âge

Après cette première épreuve de la journée, c’était autour des groupes d’âge de plonger dans ce premier triathlon de la saison. Bien qu’aucun titre n’était en jeu, l’épreuve donna lieu à de très jolies performances. Chez les femmes nous retrouvons sur les deux plus hautes marches du podium des nom bien connus sur le circuit de la Coupe Québec avec en première position Annie Gervais et en deuxième place Isabelle Gagnon. Rachel Quirion-Arguin les accompagnait sur la boite. Côté masculin, on retrouve l’ancien athlète de l’Équipe du Québec, Nicolas Proulx-Bégin au sommet du classement devant Guillaume Bélanger et Robin Tétrault qui faisait son grand retour à la compétition après avoir purgé une suspension suite à une erreur involontaire de médication.

La relève en action

Après un rapide changement de parcours, c’était finalement au tour des catégories U13 et U15 de conclure la journée en s’affrontant sur un format super-sprint (375m-10km-2,5km) pour les titres de champions québécois. Chez les U15 femme, Samantha Wood créa la surprise en s’imposant devant la grande favorite Shelby Lajeunesse. Emy Sarrazin complétait le podium. Chez les hommes, on retrouve Olivier Desjardins à la première place devant Samaël Fleury-Nadeau et Samuel Beaulieu. Enfin, c’était au tour des U13 de clôturer la journée. Chez les femmes, Sara Labrie remportait le titre devant Frédérique St-Pierre et Agathe Richard alors que chez les hommes Charles Leduc s’imposait devant Loic Poitras et Christopher Bastien.

Ainsi se concluait ce beau samedi de triathlon, encore une fois magnifiquement, et aussi courageusement, orchestré par René Pomerleau, Isabelle Creusot et toute l’équipe du Trimemphré.

*Les photos des podiums seront à retrouver sur notre page Facebook dès mardi.

Cette fin de semaine auront lieu à Magog les championnats Québécois pour les catégories Élite, Junior, U15 et U13 à l’occasion de la 25ème éditon du Trimemphré. Malgré des conditions de course inhabituelles et une saison tronquée, de chaudes luttes sont attendues à tous les étages !

En cette année particulière, c’est donc le Trimemphré qui remplace au pied levé le triathlon de Valleyfield en tant qu’hôte des Championnats Québécois. Malheureusement, dans les circonstances actuelles, aucun titre ne sera décerné chez les groupes d’âge cette année. Autre différence notable, pour la première fois les championnats québécois pour les catégories « jeunes » et élites se dérouleront sans sillonnage, Covid-19 oblige. En effet, afin de satisfaire aux exigences de la Santé Publique et à celles du guide d’organisation d’évènement en situation de pandémie, le départ se fera donc en format « rolling-start » au quinze secondes. Les catégories Élite et Junior ouvriront le bal sur format sprint alors que les U15 et U13 clôtureront la journée, sur un format super-sprint cette fois-ci, après l’épreuve des groupes d’âge. «Le format sans-sillonage avec départ individuel est très intéressant, car les athlètes vont dans une zone méconnue et cela fait ressortir des aspects tactiques et physiques différents précise l’entraîneur provincial Francis Sarrasin Larochelle. Ils devront gérer la difficulté de soutenir un effort soutenu et constant sur les trois sports dans un environnement solitaire. La gestion de la puissance à vélo sur ce parcours qui comporte du dénivelé sera primordiale pour optimiser les endroits où on peut gagner du temps, mais aussi  sans brûler trop de cartouches pour pouvoir bien courir.»

Catégorie élite/junior : qui pour succéder à Karol-Ann Roy et Thomas Windisch ?

En l’absence d’Amélie Kretz, Élisabeth Boutin, Emy Legault, Charles Paquet, Jérémie Briand et Pavlos Antionades sélectionnés par Triathlon Canada pour une série de tests, plusieurs athlètes de la relève feront donc figure de favoris. Chez les femmes, Kamille Larocque, gagnante de l’Aquathlon de Québec en août et Noémie Beaulieu, championne de la Série Grand Prix chez les juniors en 2019, seront les favorites. Il faudra également garder à l’oeil Claudie Simard (Rouge et Or) ainsi que Maïra Carreau (Hippocampes) et Marika Couture (Rouge et Or) qui tenteront de se mêler à la lutte pour le titre. Du coté des hommes, on surveillera particulièrement les athlètes du Rouge et Or, Thomas Bilodeau, Edouard Garneau et Nicolas Harvey, mais aussi les deux frère Roy, Edmond et Léo. Des athlètes comme Zed Roy et le favori local Michael Simard convoiteront aussi les places d’honneur.

Chez les U15, du côté féminin, Shelby Lajeunesse sera la principale favorite après avoir écrasé l’Aquathlon de Québec le mois passé. La jeune Samantha Wood de Tri-o-Lacs fera aussi partie des prétendante au podium. Chez les garçons, Victor Roy aura a coeur de faire aussi bien que lors de l’Aquathlon de Québec même si Samuel Beaulieu et Samaël-Fleury Nadeau mettrons tout en oeuvre pour le priver de la première place. Il faudra également surveiller de très prêt le jeune Léandre Binette de Trivic qui, après avoir tout gagner en U13 l’an passé, voudra se mêler à la lutte parmi les grands.

Chez les U13, l’évènement sera une belle occasion de découvrir la relève de demain. En effet, plusieurs en seront à leur première course dans cette catégorie. De ce fait, il est difficile d’identifier au préalable les athlètes à surveiller, mais certes nous aurons droit à d’agréables surprises et de belles découvertes.

L’incontournable Trimemphré Magog a été la motivation nécessaire à poursuivre l’entrainement pour grand nombre de triathlètes ces derniers mois. Au nom de la Fédération et de tous les participants, nous tenons à remercier et surtout féliciter le comité organisateur du triathlon. Il a fallu une bonne dose de courage pour organiser un si gros évènement dans une telle période d’incertitude. Le comité organisateur a su innover et redoubler d’efforts pour assurer la tenue de l’évènement dans les règles de l’art et dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur. Merci et bonne course à tous!

Un camp de l’Équipe du Québec rassemblant vingt-cinq athlètes des catégories junior et élite s’est tenu du 9 au 11 juillet dernier dans la région de Québec. Ce projet, le premier à avoir lieu depuis la mi-mars, a permis aux athlètes de se retrouver après plusieurs mois sans activités d’équipe, un aspect bénéfique pour le moral et la motivation.

Sous la supervisions des entraîneurs Francis Sarrasin-Larochelle (Triathlon Québec), Pierre-Yves Gigou (Rouge et Or) et Nicolas Proulx-Bégin (Rouge et Or), les athlètes ont pu cumuler un bon volume d’entraînement et réaliser plusieurs séances de qualités. La variété des sites d’entraînement à leur disposition mais aussi des conditions météos difficiles avec de la chaleur intense puis du vent et des averses leurs ont permis de travailler différentes aptitudes et stimulus. Ces aspects ont amené des composantes intéressantes aux entraînements, alors que les athlètes ont dû s’adapter et remplir les objectifs malgré un contexte moins favorable qu’à l’accoutumé. Un paramètre qu’il est essentiel de maitriser pour bien figurer au plus haut niveau où ils se doivent d’être prêts à performer dans toutes sortes de conditions et de circonstances. 

L’entraîneur provincial Francis Sarrasin-Larochelle s’est dit réjoui du travail effectué pendant les trois jours. «Définitivement, les athlètes et leurs entraîneurs ont fait leurs devoirs pendant le confinement et la phase de reprise progressive des activités. Le niveau de forme est très bon et le taux de blessure est relativement faible. On a vu à travers les données de puissance à vélo et les observations sur le terrain que les athlètes sont en excellente condition physique. Je leur lève mon chapeau car les derniers mois étaient difficiles pour la motivation et l’encadrement».

 

Le programme du camp était le suivant :

Jeudi 9 juillet :

8h00 – 9h00 – Eau libre avec travail de fréquence et de rythme 750 mètres sur une série de 8 x 100 mètres

9h30 – 11h00 – Sortie aérobie facile de 45 kilomètres

15h30 – 17h00 – Séance de course incluant 4 à 6x800m @ rythme 10km ; 2x400m et 4x200m sur la piste @ rythme 3000m

Vendredi 10 juillet

8h00 – 9h00 – Eau libre avec travail de seuil en sous-groupe

9h30 -12h00 – Sortie de vélo de 80 kilomètres sur parcours avec côtes incluant un travail de seuil sur 2 x 10 kilomètres et une montée de 10-12 minutes

15h30 – 17h00 – Jogging de 6-8 kilomètre suivi d’une séance de yoga et de mobilité avec Charles Castonguay

Samedi 11 juillet

8h00 – 9h00 – Eau libre avec travail d’orientation dans les vagues sur une série progressive de 4 x 5-6 minutes

9h30 – 12h00 – Sortie de vélo en endurance de 75 kilomètres sur parcours vallonné

Femmes Hommes
Emy Legault Pavlos Antoniades
Claudie Simard Thomas Bilodeau
Ariane Lalancette Léo Roy
Kamille Larocque Nicolas Harvey
Alexandrine Coursol William Nolet
Élizabeth Lemieux Mathieu Benoît
Noémie Beaulieu Michael Simard
Maïra Carreau Nathan Grondin
Marie-Ange Hébert Benjamin St-Pierre
Clara Normand Loic Poulin Desjardins
Marika Couture Jérémy Lajoie
Shelby Lajeunesse Mathis Beaulieu
Sarah Hamel
Alexandra Morel
Raphaëlle Leblond

 

Initialement programmé pour avoir lieu dans la région de Québec, un premier camp virtuel s’est tenu le week-end dernier pour les athlètes du programme provincial de développement. En raison des circonstances attenantes à la COVID-19,  l’alternative de faire des entraînements à domicile en étant connectés via la plateforme de communication  Zoom a été choisi. Cette initiative a été couronnée de succès. 

En effet, plus de trente athlètes ont ainsi suivi les entraînements de Charles Castonguay en préparation physique et de Kyla Rollinson sur le vélo. Chaque matinée comportait deux séances dirigée sur zoom, une plateforme qui permet à tous de se voir en temps réel et de communiquer facilement lorsque les athlètes ont des questions.

En préparation physique, l’emphase a été mise sur le travail de force du haut du corps et le gainage. Sur le vélo, les athlètes ont réalisé des séries axées sur le développement de la puissance avec entre autre la réalisation  de test de puissance critique sur 5 minutes (CP5) et un contre-la-montre en équipe sur la plateforme Zwift. Les athlètes ont bien travaillé et se sont montrés très enthousiastes de cette nouvelle formule qui leur permet de passer du temps ensemble et de progresser tout en respectant les consignes de distanciation sociale. Considérant le succès de cette formule novatrice, Triathlon Québec organisera de nouvelles activités de ce type le 16 avril et la fin de semaine du 2 et 3 mai prochain.

Enfin, quelques mots sur l’implication de nos intervenants Charles et Kyla. Charles travaille auprès de ce groupe depuis l’automne ainsi qu’avec plusieurs athlètes de l’Équipe du Québec dans l’encadrement de séances, l’évaluation musculaire des athlètes ainsi qu’à l’élaboration de programmes de musculation, de renforcement et de mobilité. Kyla est l’entraîneure attitrée du projet de préparation en vue des Jeux du Canada de 2021 qui auront lieu à Niagara Falls. Depuis la saison dernière, elle suit cette cohorte d’athlètes sur une base mensuelle ainsi que lors de projets à l’extérieur comme le camp de Floride et les championnats canadiens de relais mixte qui ont eu lieu à Edmonton en juillet 2019. Son expérience auprès des athlètes de haut niveau et en développement est un atout de taille pour  l’évolution de ce groupe.

Les athlètes de l’Équipe du Québec sont désormais rentrés de leur second camp de préparation de l’année qui avait lieu du 2 au 15 mars à Clermont en Floride. En dépit de la tournure exceptionnelle des événements due à la pandémie du COVID-19 qui sévit partout dans le monde, c’est l’occasion de faire le point sur les apports de ce camp.

Alors que l’objectif principal était de « préparer au mieux les compétitions de Clermont et Sarasota afin de lancer la saison de la meilleure des façons pour nos athlètes élites et établir un point de référence pour nos juniors », l’évolution du coronavirus aura eu raison de la deuxième compétition initialement programmée. Malgré une grosse déception pour les athlètes, notamment pour les juniors en raison de l’absence de leur unique compétition, il y a quand même beaucoup de positif à tirer de ce camp comme nous le confiait Léo Roy “Même si, à ma grande déception, je n’ai pas pu courser, j’ai tout de même pu enchaîner deux bonnes semaines d’entraînement en compagnie de mes amis d’un peu partout au Québec. J’ai appris que dans l’incertitude, nous devons toujours rester concentrés et prêts à toutes éventualités. L’équipe d’encadrement de Triathlon Québec a par ailleurs su être très rassurante auprès des athlètes et leur famille”.

Du côté des seniors, qui eux ont quand même eu l’opportunité de s’aligner sur la ligne de départ de la compétition PATCO de Clermont, le constat est assez similaire comme nous le disait Élisabeth Boutin, auteure de la meilleure performance québécoise : “J’ai adoré mon camp avec Triathlon Québec. Ça fait déjà plus de 5 ans que je voyage au sein de l’Équipe du Québec et cette année, nous étions une trentaine d’athlètes à y participer. Ça m’a permis de voir la prochaine génération d’athlète et je suis contente qu’on puisse offrir un bel encadrement à ces jeunes pour favoriser leur réussite. Nous avons vécu une situation hors de l’ordinaire, mais on a su s’adapter et se réorienter en conséquence. Je suis fière de représenter Triathlon Québec. Merci à tous ceux qui se sont impliqués”.

Pour l’entraîneur provincial Francis Sarrasin Larochelle, on retient beaucoup de positif : “Les athlètes ont très bien travaillé pendant les deux semaines en réalisant des séances de qualité et en étant pro-actif dans leur récupération. Ils sont également arrivés en forme et bien préparés grâce au travail réalisé avec leurs entraîneurs respectifs. L’ambiance et la cohésion de groupe entre recrues et vétérans étaient excellentes. Enfin, l’équipe d’entraîneurs et de soutien composée de Kyla Rollinson, Félix Levesque-Pero, Daniel Soucy, Charles Castonguay et Frédéric Jardot a été dévoué à tous les niveaux et a réalisé un travail d’équipe exemplaire pour accompagner nos athlètes le mieux possible”.

L’ensemble des athlètes québécois présents lors du camp, ainsi qu’Amélie Kretz, Emy Legault et Alexis Lepage qui étaient en action du côté de l’Australie, sont donc maintenant de retour au pays et observent tous une période d’isolement de 14 jours comme le recommande le ministère. Comme le confiait récemment Amélie Kretz “c’est sûr que ça change les plans, mais en ce moment, le problème est plus gros que le triathlon”.

Les triathlètes se sont élancés au départ d’une épreuve de l’Union Internationale de Triathlon (ITU en anglais) pour une dernière fois avant la suspension du calendrier international jusqu’à 30 avril. Samedi, à la Coupe du monde sprint de Moloolaba (Australie), Amélie Kretz a pris le 22e rang dans un doublé britannique pour finir à un peu plus de 2 minutes de la gagnante, Vicky Holland.

Georgia Taylor-Brown et Ashleigh Gentle (Australie) ont été les autres médaillées de cette épreuve où l’autre Québécoise présente, Emy Legault, s’est classée 35e.

En entrevue d’après course, Kretz a mentionné que si elle a sauvé les meubles à la natation et au vélo, c’est à la course à pied que les choses se sont gâtées.

« Une journée un peu difficile pour moi. J’ai perdu du temps et raté le premier groupe en natation. En vélo, j’ai travaillé vraiment fort avec deux ou trois autres filles et nous avons rejoint le premier groupe à la mi-parcours. J’ai eu une bonne transition vélo-course, mais je me suis vite rendu compte que j’avais laissé mes jambes sur le vélo. Malheureusement, ça m’a pris 3 kilomètres pour retrouver mes bonnes sensations et il était trop tard. C’est donc une 22e place décevante pour moi. »

Abandon d’Alexis Lepage

À l’épreuve masculine, Alexis Lepage a complété les épreuves de natation et de vélo avant de s’arrêter à celle de la course à pied.

« C’est une contre-performance. J’étais assez confiant avant le départ, mais une fois sur le vélo, mon corps m’a dit non et le mental a suivi (en ce sens.) Je suis content de retourner à la maison. Ce fut une semaine stressante avec beaucoup de changements de plans », a-t-il relaté.

Matthew Sharpe a été le meilleur Canadien en se classant au 19e rang à cette épreuve qui a aussi été le théâtre d’un doublé, néo-zélandais cette fois, où Ryan Sissons s’est imposé.

L’incertitude des prochaines semaines

Le calendrier international de triathlon est à son tour remanié en raison de la pandémie du COVID-19. En vertu de leur classement mondial et du nombre de places attribuées au Canada aux épreuves olympiques individuelles, Kretz et Lepage n’apparaissent pas dans les classements provisoires de l’ITU. La porte demeure toutefois ouverte pour une place à la nouvelle épreuve du relais mixte.

Lepage n’entend pas baisser les bras et entend continuer à tout mettre en œuvre pour vivre sa première expérience olympique :

« Pour l’instant, c’est encore envisageable. Il y a encore beaucoup d’incertitudes de ce qui adviendra des critères de sélection et des horaires des prochaines compétitions. De mon côté, je vais faire tout ce que je peux pour être le meilleur athlète sur distance super sprint (relais) et on va voir où cela me mène. »

Kretz a l’expérience des Jeux de Rio en poche et elle est plutôt philosophe face à la situation qui secoue la planète.

« On va attendre de voir ce que la fédération internationale décide de faire avec la sélection et on y va un jour à la fois ! C’est sûr que ça change les plans, mais en ce moment, le problème est plus gros que le triathlon. Mon plan est de retourner à la maison et évaluer ce qu’on va faire pour se préparer le mieux possible pour les compétitions qui vont reprendre, on l’espère, dans six semaines. »

Retrouvez les résultats de cette course ici : https://www.triathlon.org/results/result/2020_mooloolaba_itu_triathlon_world_cup

Merci à Sportcom pour l’écriture de cet article légèrement modifié par notre équipe.

Alors que trois courses concernant des athlètes de l’Équipe du Québec étaient initialement au programme ce samedi, seule l’épreuve de Coupe du monde de Mooloolaba en Australie aura lieu. Comme l’épreuve de Coupe du monde qui devait se tenir le 22 mars au même endroit, l’ITU, en accord avec les autorités locales, ont décidé d’annuler la PATCO de Sarasota-Bradenton. En conséquence, seuls Amélie Kretz, Emy Legault et Alexis Lepage seront sur le pont.

À Mooloolaba, Amélie Kretz aura pour objectif de “chasser des points pour assurer une seconde place qualificative au Canada et sécuriser la présence d’un relais aux Jeux”. Emy Legault de son côté, tentera de continuer sur sa belle lancée après sa 3ème place obtenue lors de l’épreuve de Rayong en Thaïlande. Elles auront fort à faire avec la présence sur la start-list des trois meilleurs britanniques, respectivement deuxième, quatrième et sixième au classement mondial. Chez les hommes, Alexis Lepage fera sa rentrée après plusieurs semaines de camp au Portugal. Les néozélandais Hayden Wilde et Sam Ward feront figure de favoris. Les courses seront à suivre en direct sur TriathlonLIVE à partir de 23:00 (ET).

Du côté de la Floride, l’annulation de la Coupe du monde et de la PATCO de Sarasota-Bradenton met donc un terme au camp de l’Équipe du Québec. Malheureusement, les athlètes juniors de l’équipe du Québec n’auront pas l’occasion de lancer leur saison tandis qu’Élisabeth Boutin, Charles Paquet et Jérémy Briand n’auront pas l’occasion de confirmer les belles performances entrevues la semaine passée. L’ensemble des athlètes québécois prendront la direction du Québec ce soir et demain avant d’observer une période d’isolement de 14 jours comme le recommande le ministère.

Ce samedi 7 mars marquait le coup d’envoi des compétions de la saison 2020 pour les athlètes de l’Équipe du Québec lors de la PATCO de Clermont en Floride avec de belles performances à la clé.

Les femmes sont les premières à prendre le départ avec sept athlètes québécoises de cette première course de la saison dans des conditions de nage difficiles. En raison des vagues, les officiels ont pris la décision de changer le parcours de nage avec deux tours au lieu d’un, ce qui a pour conséquence d’accentuer les écarts. À la sortie de l’eau, Élisabeth Boutin et Alexandrine Coursol sont aux avant-postes, leur permettant d’accrocher le premier peloton. À la faveur d’une accélération bien sentie à la toute fin du vélo, Élisabeth Boutin sort en première positon de la deuxième transition avec une légère avance sur ses poursuivantes. À la course, elle voit deux américaines et deux canadiennes passer devant elle et termine en 5ème position alors qu’Alexandrine Coursol se classe en 14ème position, des résultats très encourageants pour la suite de la saison.
Au final, l’américaine Renee Tomlin s’impose devant la canadienne Dominicka Jamnicky et une autre américaine, Kaitlin Donner. A noter également la 20ème position de Claudie Simard et la belle 26ème place d’Ariane Lalancette après 10 mois sans compétition.

Chez les hommes, dix athlètes étaient engagés dans cette compétition floridienne. Après une nage toute aussi mouvementée que chez les femmes, Charles Paquet, Jérémy Briand et Filip Mainville sortent bien positionnés. Malheureusement, il leur manque quelques secondes pour accrocher le premier peloton ce qui les empêche de jouer la victoire malgré des temps de course remarquables, les trois athlètes réalisant leur cinq kilomètres en moins de 15 minutes. Ils terminent respectivement en 6ème, 9ème et 10ème position, avec un premier top 10 au niveau continental pour Filip Mainville.
Les américains réalisent le triplé avec la victoire de William Huffman devant Tommy Zafares et Austin Hindman

Après une courte récupération, place à une nouvelle semaine de camp d’entrainement avant de prendre part à la compétition de Sarasota.

Retrouvez l’ensemble des résultats ici !

Après un premier projet au tout début de l’année 2020, les athlètes de l’Équipe du Québec se sont retrouvés hier soir à Clermont en Floride (ÉU) pour prendre part à un second camp d’entrainement qui s’étendra du 2 au 15 mars. En plus de bénéficier d’une température plus clémente permettant de rouler à l’extérieur, nos athlètes auront en ligne de mire leurs deux premières compétitions continentales de la saison (PATCO).

Ce projet piloté par l’entraineur provincial Francis Sarrasin-Larochelle et les entraineurs de club Kyla Rollinson, Félix Levesque-Pero et Daniel Soucy réunira un contingent de 34 athlètes âgés de 16 à 25 ans. Les athlètes auront également la chance de compter sur une équipe de soutien intégrée de qualité avec Frédéric Jardot, qui agira à titre de massothérapeute, ainsi que le kinésiologue Charles Castonguay qui supervisera différentes sessions de préparation physique, gainage et mobilité.

Outre le fait de bénéficier de conditions d’entrainement optimales, ce voyage permettra d’officiellement lancer la saison 2020 de nos athlètes élites puisqu’ils prendront part aux épreuves PATCO sur distance sprint de Clermont et Sarasota qui auront lieu les samedis 7 et 14 mars.

Selon les mots de Francis Sarrasin-Larochelle, joint par téléphone, ce camp aura une double vocation : « Bien entendu, l’objectif premier sera de préparer au mieux les compétitions de Clermont et Sarasota afin de lancer la saison de la meilleure des façons, surtout pour nos athlètes élites. Pour les plus jeunes, ce projet sera également l’occasion de bâtir la cohésion de groupe dans la perspective des Jeux du Canada 2021 et prendre part à une première expérience de camp avec Triathlon Québec. Les objectifs seront multiples, tels la gestion de la charge d’entraînement et de la récupération, la nutrition, la préparation à une course d’envergure et le travail des habiletés spécifiques.»

Exceptionnellement, nous couvrirons ces deux compétitions à l’étranger sur nos réseaux sociaux en quasi direct entre le 8 et 12 mars alors suivez-nous !

Voici les athlètes présents :

  • Elisabeth Boutin
  • Claudie Simard
  • Ariane Lalancette
  • Kamille Larocque
  • Claudelle Dumas
  • Elizabeth Lemieux
  • Alexandrine Coursol
  • Noémie Beaulieu
  • Marie-Ange Hébert
  • Clara Normand
  • Raphaëlle Leblond
  • Marika Couture
  • Shelby Lajeunesse
  • Sarah Hamel
  • Alexandra Morel
  • Michael Simard
  • Loic Poulin Desjardins
  • Mathis Beaulieu
  • Benjamin St-Pierre
  • Charles Paquet
  • Pavlos Antoniades
  • Filip Mainville
  • Jérémy Briand
  • Edouard Garneau
  • Edmond Roy
  • Thomas Bilodeau
  • Zed Roy
  • Edward Ouellet
  • Mathieu Benoît
  • Nicolas Harvey
  • Léo Roy
  • William Nolet
  • Nicolas Boulouri
  • Nathan Grondin
  • Michael Simard
  • Loic Poulin Desjardins
  • Mathis Beaulieu
  • Benjamin St-Pierre

Liens vers les listes de départ des 2 courses PATCO :

Clermont

Sarasota

Une vingtaine d’athlètes de l’Équipe du Québec ont débuté l’année sous le soleil en prenant part à un camp d’entraînement à Deerfield Beach en Floride. Alors qu’ils sont maintenant de retour dans le froid québecois, c’est l’occasion de dresser le bilan de ce premier rassemblement de la saison.

L’entraîneur-provincial, Francis Sarrasin Larochelle, ainsi que les entraîneurs de clubs Alex Sereno (CAMO), Pierre-Yves Gigou (Rouge et Or) et Jean-Frédéric Fortin (Hippocampe) ont assuré l’encadrement durant ces deux semaines de camp. Contrairement à l’an passé, aucune blessure n’était à déplorer chez les athlètes en ce début de saison ce qui a permis d’effectuer le travail comme prévu, sans adaptation des entrainements. Au vu du bon niveau de forme générale, les coachs ont choisi de mettre l’accent  sur la charge d’entrainement puisque les athlètes ont accompli un bon volume dans les trois disciplines à raison de trois entraînements par jour ainsi que des séances de préparation physique. Ce travail vient compléter la préparation réalisée depuis l’automne en plus d’être nécessaire avant d’entamer les prochains cycles d’entraînement qui gagneront en intensité au fur et à mesure que la saison de compétitions approche.

Une journée type du camp pouvait se décrire comme suit :

7h00 – Lever des athlètes et déjeuner

8h00 – Course en sous-groupe à basse intensité de 30 à 60 minutes

9h30 – Départ pour la piscine

10h00 – Séance de natation pour un total moyen de 5000 mètres avec une série mettant l’emphase sur diverses qualités en fonction des jours (endurance, vitesse, puissance aérobie maximale) et une portion plus technique

12h00 – retour aux maisons, repos et dîner

15h00 – Départ pour une sortie de vélo de 2h00 à 3h00 en sous-groupe incluant du travail de peloton à basse ou moyenne intensité le long de l’Océan Atlantique

18h30 – Souper et repos

Sur une base hebdomadaire les athlètes ont donc nagé en moyenne 25-30km, pédalé 300-350 km et couru 45-55km.

Ce premier camp de l’année était également l’occasion d’intégrer les nouveaux éléments à l’équipe. En effet, deux athlètes, dont Noémie Beaulieu,  vivaient leur première expérience avec l’équipe du Québec : “Mon premier camp avec l’équipe du Québec a vraiment été au-delà de mes attentes. J’ai reçu beaucoup de conseils techniques qui me seront très utiles et j’ai appris a connaitre de très belles personnes. Ce camp m’a permis de commencer l’année du bon pied et de couler des bases solides pour la saison 2020! Merci a triathlon Québec pour l’organisation”. Un avis également partagé par l’entraineur provincial, Francis Sarrasin Larochelle : “C’est la première fois que nous organisons un projet au début janvier et je suis très satisfait de cette nouvelle formule. L’an dernier, nous avions eu des performances modestes en mars et plusieurs (trop) de blessures en avril, attribuables en partie à une base d’entraînement insuffisante. J’ai confiance que ce camp sera bénéfique à la fois pour la santé et le niveau de forme général des athlètes et pour des performances intéressantes dès le début de saison”.

Le défi pour les athlètes est maintenant de réaliser des cycles d’entraînement plus intensifs tout en maintenant  les bonnes habitudes d’entraînement et d’hygiène de vie dans un contexte rythmé par le quotidien travail, école… Or, comme chacun le sait, l’excellence réside dans ces petits détails. L’objectif est donc de garder le cap pour la suite de la saison qui débutera dès le mois de mars à l’occasion de courses continentales de Clermont et Sarasota en Floride.

Membres de l’équipe du Québec présents lors du camp :

Femmes Hommes
Amélie Kretz (CAMO) Charles Paquet (Rouge et Or)
Elisabeth Boutin (CAMO) Edouard Garneau (Rouge et Or)
Kamille Larcoque (CAMO) Thomas Bilodeau (Rouge et Or)
Claudie Simard (Rouge et Or) Pavlos Antoniades (Trimégo)
Ariane Lalancette (Rouge et Or) Filip Mainville (Trimégo)
Claudelle Dumas (Rouge et Or) Edmond Roy (CAMO)
Alexandrine Coursol (Hippocampe) Zed Roy (CAMO)
Marie-Ange Hébert (Hippocampe) Léo Roy (CAMO)
Élizabeth Lemieux (Memphrémagog) Nicolas Bolouri (Tri-o-Lacs)
Noémie Beaulieu (Espoirs de Gatineau) William Nolet (Rouge et Or)