Nous voulons mettre de l’avant des athlètes inspirants qui se démarquent par leur positivisme, leur volonté de pousser leurs limites et par leur désir de montrer l’exemple. Voici Xavier Plouffe et le duo père et fille, Isabelle et Delphis Paradis. 

Aux derniers championnats du monde XTERRA, en Italie, M.Plouffe a récolté une médaille de bronze chez les 20-24 ans. En plus d’être un triathlète accompli, il est aussi un des fondateurs de l’organisme Les 3 sports, qui aide les athlètes financièrement et contribue au développement du sport dans la région de l’Outaouais. 

Isabelle et Delphis sont deux athlètes remarquables et inspirants. Atteint par la paralysie supranucléaire progressive, Delphis, avec l’aide de sa fille, a réussi à faire un super sprint. C’est Isabelle qui a eu l’idée et rapidement, ils ont obtenu l’aide de leur entourage pour réaliser ce rêve. 

Apprenez à connaître Xavier, Isabelle et Delphis. Continuez de lire pour vous sentir inspirés par leur histoire !

 

Q1. Qu’est-ce qui te rend le plus fier dans tes accomplissements récents ?

R1 — Xavier 

Ce qui me rend le plus fier c’est d’avoir une vie équilibrée. Je suis super fier de mes performances en 2022, mais ce qui rend le tout encore plus gratifiant c’est de pouvoir le faire en combinaison avec ma vie professionnelle et familiale. Bref, le plus important pour moi c’est d’avoir un mode de vie actif qui me permet de réaliser mes rêves !

R1 — Isabelle et Delphis 

Afin d’être en mesure de tirer mon père à la nage, de le pousser en vélo et à la course, j’ai suivi un entraînement de plus d’un an. Le fait de traverser la ligne d’arrivée avec mon père et de réussir à marcher avec lui lorsque je le tiens me rend tellement fière.

 

Q2. La personne qui t’a le plus aidé jusqu’à présent dans ta carrière d’athlète ? Pourquoi ?

R2 — Xavier 

C’est incontestablement mes parents. D’abord pour tout leur support et leur investissement en moi, mais aussi par leur manière d’approcher l’activité physique. Dès mon jeune âge, j’ai baigné dans le sport, mais je ne me suis jamais spécialisé dans une discipline. J’ai un parcours un peu atypique, puisque ce n’est qu’en 2020 que j’ai débuté mon approche plus compétitive au triathlon. À travers cette philosophie, j’ai aussi appris à apprécier le processus d’entraînement, le temps passé en plein air et les aventures entreprises plutôt que les résultats et les récompenses. Je crois que ça fait de moi un athlète plus solide !

R2 — Isabelle et Delphis 

Tout d’abord, le courage de mon père me motive. Mes entraînements avec Nicolas, un athlète du club de nage Mustang, et ceux avec ma coach de course, Karine Lévesque Cloutier, avec son copain. Je crois sincèrement que pour réaliser un tel défi, j’ai indéniablement eu besoin de mes proches et des gens qui croient en moi – c’est un village complet.

Je veux aussi remercier ma mère qui prend soin de nous au quotidien et qui a accepté que nous réalisions ce rêve de fou.

 

Q3. Classe la natation, le cyclisme et la course à pied en ordre de préférence. Pourquoi?

R3 — Xavier

C’est une question difficile, puisque comme on dit, l’appétit vient en mangeant. C’est un peu la même chose avec le sport. Mon premier amour est certainement le vélo, mais avec le temps, j’ai développé un intérêt plus marqué envers la natation et la course. Plus on court, plus on apprécie ces moments d’évasion, ces paysages à couper le souffle et ce sentiment d’accomplissement après une bonne sortie. Il y a toujours la natation en piscine qui demeure un peu le mouton noir de ma programmation, mais l’eau libre est devenue une véritable activité avec ma copine. Toujours accompagnés de notre petit pique-nique, on ponctue très souvent nos journées d’été avec une séance de natation. 

R3 — Isabelle et Delphis 

Natation, course et vélo. Tirer mon père avec un canot est un trip incroyable. Pour la course, j’avais un Renégate. Ça veut dire que  mon père pouvait alors utiliser la force de ses bras. J’avoue que pousser mon père à vélo dans les côtes est un exercice  très exigeant !

 

Q4. À part le Triathlon, quelle est ta plus grande passion ?

R4 —Xavier

Je dirais que je me suis donné la mission d’apprécier la vie au sens large. C’est aussi simple que d’admirer un coucher de soleil, découvrir de nouvelles destinations, passer du temps en famille… Bref, faire ce qui nous rend heureux ! 

R4 —Isabelle et Delphis 

J’aime le sport. J’aime passer du temps en famille dont mon petit papa d’amour. C’est un homme inspirant rempli de courage.

Pour mon père, il adore la moto, aller en Floride, voyager et faire du bénévolat. Malheureusement,en raison de sa maladie, il ne peut plus voyager, conduire, faire du bénévolat. Malgré tout, il nous donne une leçon de vie par son positivisme !

 

Q5. Quel est l’objectif ultime que t’aimerais accomplir dans le Triathlon?

R5 — Xavier: 

C’est certain que comme un peu n’importe qui, j’ai en tête de faire les plus grandes courses au monde et de compétitionner au niveau élite en cross-triathlon. Mais en y réfléchissant bien, mon objectif ultime est de continuer exactement sur ma lancée actuelle. C’est-à-dire d’aimer mon sport, de m’accomplir personnellement et d’avoir du fun !

J’ai aussi des objectifs personnels. Cette année, j’ai cofondé l’équipe Les Trois Sports, un organisme qui vise à supporter des athlètes de toutes catégories à accomplir leurs rêves. Nous organisons des événements dans la région de l’Outaouais afin d’amasser des fonds pour aider les athlètes de l’équipe à couvrir les frais de leur saison de course. Les objectifs ultimes de Les Trois Sports, c’est de contribuer au développement du sport dans notre région à l’aide d’événements uniques, de promouvoir de saines habitudes de vie et d’aider le plus possible nos athlètes à accomplir leurs objectifs personnels. Il est possible de nous suivre sur les réseaux sociaux !

Site web : https://www.lestroissports.ca/ 

IG : https://www.instagram.com/teamlestroissports/ (@teamlestroissports)

R5 — Isabelle et Delphis 

L’année prochaine, j’aimerai réaliser un triathlon sprint avec mon père. Toutefois, il m’a indiqué qu’il ne croyait pas être en mesure d’y participer. Ensemble, nous avons convenu que je ferai un triathlon olympique seule et qu’il m’attendrait  à la ligne d’arrivée. Malheureusement, mon père a récemment fait une mauvaise chute et  s’est fracturé une hanche. Il vient de se faire mettre une prothèse à la hanche. En 24 heures, nous avons failli perdre mon père à 3 reprises. Ce qui l’a aidé à se remettre est certainement les ondes positives de ma mère, de ses enfants et petits-enfants. Vous n’avez pas idée à quel point je suis reconnaissante d’avoir eu la chance de faire ce triathlon.

Merci encore à triathlon Québec, à la ville de Boucherville et à ma mère de m’avoir permis de réaliser ce rêve si important pour moi et mon père.

Merci beaucoup !

 

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