2013 ITU Championnat du monde para-aquathlon et paratriathlon

Para-aquathlon

Le 11 septembre 2013 à Londres en Grande Bretagne, dans Hyde Park situé en plein cœur du centre-ville de Londres, se déroulait le Championnat du monde d’aquathlon.  En quoi consiste un aquathlon? Il s’agit d’une épreuve qui, comme le triathlon, a une zone de transition pour passer de la natation à la course à pied.

Pression ???? Oui de la pression j’en avais ! Je détenais le titre de champion du monde de paraaquathlon en 2012 à Auckland en Nouvelle-Zélande. J’avais aussi terminé deuxième « over all », environs 30 athlètes paraplégiques tous confondus. Juste pour vous dire que nous sommes classés par type de handicape, mais nous faisons la course tous ensemble.

Alors, la course était de 1 km de natation suivie de 5 km de course. La température était passable, nuageuse et 15 degrés environ. L’eau était à 14 degrés… Ce qui est pour moi sont des conditions qui ne sont pas à mon avantage car je suis une personne qui a froid facilement. Et je suis à l’aise avec des températures élevées plus que 25 degrés non plus!

Le départ est donné dans l’eau froide et au bout de 100 m je me fais distancer par les autres… cela n’est pas très bon pour le mental quand tu vois que tu te fais distancer dès le départ de la course, mais bon, j’ai tenté de rester concentré sur ce que j’avais à faire et il fallait bien me placer dans l’eau et reprendre mon rythme habituel ! Au bout d’un kilomètre de natation, à la sortie de la nation, dans la zone de transition, on m’informe que je suis 3 minutes derrière le meneur ! OUFF!! C’est le pire temps à vie que j’ai fait pour un 1 km de natation, mais c’est dû à la température de l’eau puisque cela m’a pris 500 m pour être à l’aise dans l’eau et prendre un bon rythme !

La course à pied est une de mes forces. Je me mets en mode poursuite et au bout de 2,5 km j’avais déjà réduit l’écart à 1 minute ! Le parcours de course n’était pas vraiment fait pour être deux chaises roulantes de large et les virages étaient très serrés. C’était des virages à 90 degrés à des vitesses élevées. Donc, c’était très technique et le sol était une surface assez dure et très bosselée, avec des bosses de réduction de vitesse pour voiture. Alors, 1 km plus loin, je dépasse le meneur de la course pour ainsi gagner avec une avance de 42 secondes.

J’aime bien faire cette course qui se donne quelques jours avant ma principale course. Cela me donne la chance d’observer et d’apprivoiser le site de compétition ! Même que je suis toujours la personne ressource pour les directeurs techniques des gros événements pour tester les parcours avant le jour de la grosse course. J’ai proposé des petits changements pour la sécurité et pour avoir une meilleure compétition, surtout à cause des bosses de réduction de vitesse de voiture sur notre parcours de vélo pour la course du vendredi (triathlon). En fin, j’ai défendu mon titre de champion du monde de paraaquathlon et j’ai eu une bonne pratique en ce qui a trait à la technique lors de mes transitions.

Paratriathlon

Vendredi 13 septembre 2013 à Londres en Grande Bretagne, dans Hyde Park situé en plein cœur du centre-ville de Londres, se déroulaient le Championnat du monde de triathlon. 247 paratriathlètes, 6 catégories différentes étaient présents. Nous étions 24 dans ma catégorie. Il y avait des nouveaux puisque c’est le plus grand nombre de participants depuis les 4 dernières années dans ma catégorie (tri 1) !

Des athlètes des quatre coins du globe, provenant de différent para sport. Entre autres 3 athlètes parmi nous étaient des paracyclistes qui ont fait les derniers jeux paralympiques à Londres en 2012 et ils sont détenteurs de différents records du monde en paracyclisme. D’autres étaient des paranageurs et d’autres des athlètes en athlétisme. Tous sont des athlètes de très haut niveau ce qui remonte le calibre plus fort de ce qu’il était auparavant ! Ce qui est une bonne chose en soit selon moi et j’aime ça, car c’est une source de motivation pour s’entraîner toujours plus fort !

Malheureusement, je n’ai pu répéter le même exploit de mercredi, soit de gagner la course!  Les conditions météo étaient exécrables. Froid et de la pluie ! Il y a des athlètes qui ne sont pas gênés par ces conditions et tant mieux pour eux ! Dans mon cas, je suis sorti de l’eau après un 750m les mains congelées. J’ai eu de la difficulté à boucler mon casque de vélo ! On avait 6 tours en vélo à faire autour du « serpentine lake » dans Hyde Park ! Après le deuxième tour, je ne pouvais plus changer mes vitesses avec mon pouce comme d’habitude, mais plutôt avec mon autre main, ce qui m’a coûté beaucoup de temps. Une fois les 6 tours complétés et gelés des pieds à la tête, je me suis lancé sur la section de la course à pied. J’ai dû pousser avec un seul bras un 2,5 km puisque j’ai manqué de colle spéciale que je mets sur mes mains quand il pleut . Dommage car j’aurais pu remonter le pelleton puisque je suis dans les plus rapides de mon groupe pour la course à pied ! Donc, une 14e place et c’est une expérience de plus d’acquises. On en prend des bonnes notes sur ce que j’ai à travailler cet automne et cet hiver. J’étais 8e au classement mondial, j’ai bien hâte de voir à quelle position je vais me retrouver après hier ! Maintenant, nous connaissons à qui on a faire pour les deux prochaines années sur le circuit de coupe du monde de paratriathlon et les paralympiques de Rio en 2016.

Pierre Ouellet / En direct de Londres pour Triathlon Québec

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